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Ghaza : le bilan s’alourdit à 2384 morts dont une majorité de femmes et d’enfants


Le bilan des agressions menées depuis le 7 octobre par les forces de l’occupation sioniste dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée s’est élevé, ce dimanche 15 octobre, à 2 384 morts et 10 150 blessés parmi les Palestiniens, a annoncé le ministère palestinien de la Santé. L’agence de presse palestinienne (Wafa) a ainsi rapporté que 47 familles de Ghaza avaient été rayées des registres au cours de ces 9 derniers jours de bombardements israéliens. L’armée sioniste s’apprête désormais à lancer une offensive terrestre, qui a été dénoncée par de nombreuses organisations internationales et humanitaires.

Le ministère palestinien de la Santé a expliqué dans un communiqué publié par l’agence de presse Wafa que la majorité des personnes tuées sont des femmes et des enfants. Un précédent bilan faisait état de plus de 700 enfants morts à Ghaza depuis le début de ces bombardements.

En Cisjordanie occupée, le nombre de palestiniens tués s’est élevé à 55, après l’annonce samedi de la mort de l’enfant Muhammad Rifaat Adwan (16 ans) dans le gouvernorat de Tulkarem, tandis que le nombre de blessés s’est élevé à plus de 1 100 d’après la même source.

L’armée sioniste poursuit néanmoins ses bombardements et réitère son « ordre d’évacuation » du Nord de Ghaza. Elle continue également à bombarder les voies menant vers le passage de Rafah, frontalier avec l’Égypte, afin d’empêcher l’arrivée des aides humanitaires.

Samedi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a averti que l’évacuation forcée de milliers de malades et de blessés du nord de Ghaza vers les établissements hospitaliers débordés du sud du territoire pourrait être « l’équivalent d’une peine de mort ». « L’OMS condamne fermement les ordres israéliens réitérés d’évacuer 22 hôpitaux traitant plus de 2 000 patients dans le nord de Ghaza », a déclaré l’agence onusienne dans un communiqué, publié à son siège à Genève. Les patients gravement malades, en soins intensifs ou sous dialyse, les nouveau-nés en couveuses, les femmes enceintes souffrant de complications « risquent tous une détérioration immédiate de leur état ou la mort s’ils sont obligés de se déplacer et sont privés de soins vitaux pendant leur évacuation », prévient l’agence.

 La situation humanitaire est désastreuse. L’aide arrivée de plusieurs capitales s’empile dans le Sinaï égyptien, frontalier de la bande de Ghaza, sans toutefois rejoindre le territoire palestinien, selon l’AFP.

Le monde occidental demeure aveugle et sourd à la souffrance du peuple palestinien, apportant son aide à son oppresseur. Samedi, le secrétaire américain à la Défense Lloyd Austin a annoncé l’envoi d’un second porte-avions en Méditerranée orientale « pour dissuader les actions hostiles contre Israël ou tout effort visant à élargir cette guerre suite à l’attaque du Hamas ». L’USS Eisenhower et ses navires d’escorte rejoindront un premier porte-avions – l’USS Gerald R. Ford – déployé dans la région après l’attaque sanglante du Hamas contre Israël le 7 octobre.

Les États-Unis ont également commencé aujourd’hui à envoyer de l’aide militaire à Israël avec de nouvelles munitions, et mis en garde ses voisins contre « une extension » du conflit.

De son coté, la Chine a estimé que « l’action d’Israël à Gaza après l’attaque du Hamas va au-delà du domaine de l’auto-défense ». « Le gouvernement israélien doit cesser de punir collectivement les Ghazaouis », a déclaré le chef de la diplomatie chinoise à son homologue saoudien Faisal bin Farhan samedi, selon un communiqué de son ministère dimanche.

La situation risque de dégénérer, embrasant toute la région et  les tensions au Sud Liban se font de plus en plus persistantes.

Le Hezbollah a revendiqué  une attaque contre une position israélienne et a déclaré qu’il s’agissait d’une réponse aux frappes israéliennes « qui sont allées trop loin » dans les zones frontalières méridionales. Plus tôt dans la journée, le Hezbollah avait annoncé dans un communiqué avoir visé le village israélien de Shtula avec « un missile guidé » et « infligé certaines pertes dans les rangs de l’armée ennemie ». Le parti chiite a indiqué que cette attaque était une « réponse » à la mort du journaliste libanais Issam Abdallah, tué vendredi dans un bombardement israélien au Liban-sud, et la mort de deux citoyens à Chebaa, également lors d’un bombardement israélien.