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48 journalistes tués: le bilan meurtrier de l’agression israélienne


Quarante-huit journalistes ont été tués dans la bande de Ghaza et en Cisjordanie occupée depuis le début de l’agression israélienne, il y’a un peu plus d’un mois.

Les autorités palestiniennes ont annoncé, ce mardi 7 novembre, le décès de Yahya Abu Mania, journaliste à la radio Sawt Al Aqsa, dans un raid israélien, ce qui porte le nombre de journalistes assassinés depuis le 7 octobre dernier.

Sawt Al Aqsa a, dans un communiqué, déclaré : «Nous pleurons notre collègue journaliste Yahya Abu Mania, tombé en martyr dans les bombardements sionistes dans la ville de Ghaza.»

Les professionnels des médias en territoires occupées sont particulièrement visés par les attaques de l’armée israélienne dans l’objectif, essentiellement, de mener une guerre d’extermination sans images et d’empêcher de documenter l’entreprise génocidaire en cours dans l’enclave palestinienne de Ghaza.

Reporters sans frontières (RSF) exige, depuis le début de l’attaque lancée par l’armée d’occupation, la protection des journalistes.  RSF a affirmé, fin octobre, qu’aucun endroit n’est sûr pour les journalistes dans la bande de Ghaza.

«Qu’ils soient sur le terrain à découvert, qu’ils travaillent sous des tentes dédiées à la presse dressées près des hôpitaux, ou qu’ils se reposent dans leurs maisons ou leurs abris de fortune avec leurs proches, les journalistes, qui continuent  d’informer sur l’un des conflits les plus meurtriers de ce siècle, sont en danger de mort imminente à Ghaza», a souligné l’ONG.

RSF a également indiqué que plus de 50 bureaux de presse ont été détruits complètement ou partiellement par des frappes israéliennes depuis le début de l’agression sur Ghaza.

La situation à Gaza est «une tragédie pour le journalisme : plus d’un reporter tué par jour depuis le 7 octobre», a ajouté RSF. Ce bilan des professionnels de l’information tués, parmi les milliers de civils, s’alourdit de jour en jour.

La situation est urgente interpelle RSF : «Nous appelons à la protection des journalistes à Gaza, et à ce que les journalistes étrangers puissent y entrer et y travailler librement.»