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La Cinémathèque algérienne veut numériser ses archives


Le Centre algérien de la cinématographie (CAC), ex-Cinémathèque algérienne, a lancé un appel d’offres national dont le délai court à compter du 11 mai, pour restaurer, réaménager, étendre et numériser son patrimoine filmique et documentaire. L’avis signale une nouvelle tentative de traiter un fonds audiovisuel public dont la conservation est devenue un enjeu culturel et technique.

Le marché ne relève pas d’un simple achat d’équipements. Les candidats devront justifier d’une expérience dans la restauration, la numérisation ou la valorisation de patrimoines filmique et documentaire, notamment auprès d’institutions ou d’établissements publics. Ils devront aussi disposer d’un matériel spécialisé, dont un scanner de type Spinner S26.5K ou équivalent, ainsi que d’un système de sauvegarde en RAID. Le chiffre d’affaires moyen exigé est fixé à au moins 9 millions de dinars, calculé sur les meilleures années des cinq derniers exercices.

Le cahier des charges est retiré au siège du Centre, 49 rue Larbi-Ben-M’hidi, à Alger-Centre, contre 5 000 dinars non remboursables. Les offres doivent être déposées en trois plis séparés, candidature, offre technique et offre financière, dans un délai de 21 jours à compter de la première publication au BOMOP ou dans la presse. Le dépôt est fixé à midi le dernier jour, l’ouverture des plis devant suivre à 13 heures.

L’opération dit quelque chose de l’urgence patrimoniale algérienne : sauver des supports fragiles, mais aussi rendre enfin exploitable une mémoire cinématographique longtemps sous-équipée. Le niveau de technicité exigé, lui, pourrait réduire le jeu de la concurrence.