Le Front des forces socialistes (FFS), plus vieux parti d’opposition, devra annoncer son candidat aux prochaines élections vendredi 7 juin. Le parti n’a pas participé aux élections présidentielles depuis 1999, période où il était dirigé par feu Hocine Aït Ahmed.
Youcef Aouchiche est donné favori pour porter les couleurs du FFS lors de cette compétition électorale. Dans un communiqué, le FFS a précisé que la direction nationale du parti s’était réunie hier au siège national, sous la présidence du Secrétaire national , Youcef Aouchiche, en présence des deux membres de la Co-Présidence de la Commission de préparation du congrès national, Ahmed Sili et Abdennour Dreguini.
L’ordre du jour de la réunion a gravité autour de la situation politique générale et les préparatifs pour le Congrès national extraordinaire visant à élire le candidat présidentiel pour les prochaines élections.
Au cours de la réunion, Youcef Aouchiche a fait, selon ledit communiqué, « une présentation détaillée sur la situation politique actuelle du pays », mettant en lumière les défis et les opportunités qui se présentent pour le parti. Il a insisté sur la nécessité d’une préparation rigoureuse pour le Congrès National extraordinaire, prévue pour le 7 juin 2024, à la mutuelle des travailleurs des matériaux de construction à Zéralda ».
Durant la réunion, notent les rédacteurs du communiqué, un débat approfondi a eu lieu entre les participants, centrés sur les priorités et les stratégies à adopter liées à la décision du FFS de s’engager dans le processus électoral à venir. Il a été réaffirmé la nécessité « d’unir les rangs » et de travailler dans « un esprit collectif pour assurer le succès du congrès ainsi que la réalisation des objectifs liés à la participation du FFS aux prochaines élections ».
Historiquement, le FFS a boycotté les cinq dernières échéances électorales, soit pendant près d’un quart de siècle, invoquant des conditions politiques « défavorables » et des préoccupations concernant la transparence électorale. Sa décision de participer au prochain rendez-vous électoral, porté par une nouvelle direction, plus jeune, suscite aujourd’hui des interrogations sur les raisons de ce revirement et son réel impact sur le paysage politique.