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Élection présidentielle : Louisa Hanoune se retire du processus électoral


La secrétaire générale du parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a annoncé, le samedi 13 juillet, son retrait du processus électoral en cours en vue de l’élection présidentielle anticipée prévue le 7 septembre prochain. Ce retrait signifie l’arrêt de la collecte des parrainages et l’abandon de la campagne électorale et la non-participation au scrutin présidentiel.

Cette décision de retrait a été entérinée par le bureau politique du parti, réuni à l’effet d’une évaluation d’étape du processus électoral, notamment la campagne de collecte des parrainages. La candidate à la candidature pour l’élection présidentielle a expliqué son retrait du processus électoral par les entraves rencontrées au cours de la campagne de collecte des parrainages.

Louisa Hanoune a rappelé que son parti a saisi l’ANIE à l’effet de remédier à la situation mais en vain. Ce qui lui permet de conclure que le problème n’est pas lié à des manquements techniques mais qu’il est politique. « À la lumière de ses éléments, on est convaincu qu’il y a une volonté politique de nous exclure de l’élection présidentielle…en raison de nos positions », a accusé Louisa Hanoune.

La secrétaire générale du parti des travailleurs, qui, comme à son habitude, discouru longuement, brassant des thématiques aussi larges que le permet l’actualité politique, a rappelé les demandes de son parti pour l’apaisement du climat politique afin que la présidentielle puisse se tenir dans de bonne conditions. Entre autres revendications, la grâce pour les détenus d’opinion et la libération des commerçants lourdement condamnés dans le cadre de la campagne contre la spéculation.  

Mais il est utile de souligner que le parti des travailleurs n’a pas conditionné sa participation à l’élection présidentielle par la prise de ces mesures d’apaisement que Louisa Hanoune a rappelé pour motiver son retrait du processus électoral. La SG du PT avait décidé d’entrer en compétition sans poser de préalables et… tout en sachant que la campagne électorale (ce qu’elle a dénoncé ce samedi) allait avoir lieu au mois d’août.

Les habillages que Louisa Hanoune a choisis à son discours ne sauraient cependant cacher la véritable raison de la course électorale : la difficulté éprouvée sur le terrain à convaincre les sympathisants du parti. Pour valider sa candidature à l’élection présidentielle, Louisa Hanoune devait récolter 50 000 signatures, réparties sur au moins 29 wilayas avec un minimum de 1200 signatures par wilayas, ou sinon 600 parrainages d’élus.

L’annonce du retrait de la course au lendemain de l’entrée en lice officielle du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, soulève également des questionnements. Louisa Hanoune avait-elle pensé que le président sortant n’allait pas se représenter ? Ou a-t-elle simplement compris qu’il ne servirait à rien de s’y aligner, à moins d’accepter de servir de lièvre, tant le candidat Tebboune réunit toutes les chances d’être déclaré vainqueur au soir du 7 septembre ?