Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a affirmé, ce dimanche 6 décembre, que l’Algérie prenait acte, « avec une grande préoccupation », de la poursuite des transferts, au profit des groupes terroristes, de fonds colossaux au titre de rançons pour la libération des otages, soulignant qu’il s’agit d’une démarche « qui sape les efforts de lutte antiterroriste ».
Abdelaziz Djerad a souligné, dans son intervention à aux travaux de la 14e Session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union africaine (UA) reprise par l’agence APS, l’impératif de « consolider la concertation afin d’éradiquer l’extrémisme violent, lutter contre le terrorisme et assécher les sources de son financement ».
Aussi a-t-il mis l’accent sur l’importance de « la concrétisation des décisions onusiennes relatives à l’embargo sur les armes dans les zones de conflits, la reconstruction des capacités nationales pour sécuriser les stocks d’armes et de munitions, et la lutte contre le trafic illicite des armes légères et de petit calibre ».
Et de relever, par la même occasion, la nécessité d’œuvrer pour « que les frontières communes entre pays africains ne se transforment en source de conflits et de menaces pour la sécurité et la stabilité, accélérer la définition et la délimitation des frontières entre les Etats et veiller au respect rigoureux du principe de l’UA sur le respect des frontières héritées à l’indépendance ».
Il affirme ainsi le soutien de l’Algérie aux « efforts visant le rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans le Sahel à travers le renforcement des capacités nationales des pays concernés, dans le cadre de la coopération bilatérale ou les mécanismes multilatérales, à l’instar du Comité d’Etats majors opérationnels conjoints (CEMOC) ou l’Unité de fusion et de liaison (UFL) ».
Abdelaziz Djerad rappelle, au sujet de la crise en Libye, que l’Algérie « n’a ménagé aucun effort pour rapprocher les vues des frères libyens en appui au processus de règlement onusien, à l’effet de trouver une solution politique consensuelle préservant la sécurité, la stabilité et l’unité de la Libye, loin de toute intervention étrangère, dans le respect de la volonté du peuple libyen frère ».