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L’Algérie refuse de participer aux manœuvres de l’Africom, en raison de la présence israélienne


L’Algérie a décliné l’invitation des États-Unis à participer, en tant que membre observateur, aux manœuvres militaires « African Lion », prévues cette année sur les territoires de quatre pays africains : le Maroc, la Tunisie, le Ghana et le Sénégal.

Cette décision, confirmée par des responsables du Commandement militaire américain pour l’Afrique (AFRICOM), intervient après l’annonce de la participation de l’armée d’occupation israélienne au dispositif déployé au Maroc.

Organisé chaque année, « African Lion » constitue la plus vaste opération militaire conjointe sur le continent africain. L’édition 2025 rassemblera 52 pays et mobilisera plus de 10 000 militaires.
Lors d’une conférence de presse tenue lundi, par visioconférence depuis l’ambassade des États-Unis à Alger, des responsables de l’AFRICOM ont précisé que l’Algérie avait bien été invitée, comme à l’accoutumée, mais avait choisi de ne pas répondre favorablement à l’appel : « La porte reste ouverte. Nous espérons qu’elle participera dans le futur, car elle joue un rôle central dans la stabilité régionale », a rapporté le journal El Khabar, qui a pris part à cette conférence.

Interrogés sur les raisons de ce refus, les responsables américains ont indiqué ne pas en connaître les motivations exactes. Toutefois, la présence de l’armée israélienne aux côtés des forces marocaines, dans un cadre de coopération bilatérale, semble en constituer la principale cause.

Les responsables américains ont tenu à souligner que l’édition 2025 des exercices évitera toute incursion sur les territoires du Sahara occidental. Selon AFRICOM, « Aucune manœuvre n’aura lieu dans cette région. La zone la plus méridionale concernée sera celle de Tan-Tan, au sud du Maroc, tandis que l’essentiel des opérations se déroulera le long du littoral nord. »

Renforcer l’interopérabilité entre les armées partenaires

Ils ont également apporté des clarifications au sujet de l’édition 2022, au cours de laquelle l’Algérie avait été présentée comme un ennemi potentiel dans le scénario fictif. À ce propos, ils ont affirmé : « Il ne s’agissait pas de désigner des ennemis réels. Le scénario reposait sur une entité fictive, et nous avons, depuis, veillé à éviter toute allusion frontalière dans la conception des exercices. »

Concernant les relations bilatérales, les représentants de l’AFRICOM ont rappelé que la coopération militaire entre les États-Unis et l’Algérie se poursuit, évoquant notamment une intensification depuis la signature d’un mémorandum de coopération. Cette collaboration s’est traduite par des échanges de visites militaires, des escales de bâtiments américains dans les ports algériens et la programmation d’activités conjointes.

Les exercices ont déjà débuté en Tunisie le 14 avril et se poursuivront dans les autres pays partenaires à partir de mai. L’objectif principal d’« African Lion », selon AFRICOM, est de renforcer l’interopérabilité entre les armées partenaires, d’élever leur niveau de préparation opérationnelle et de consolider leur capacité de réponse face aux crises, qu’elles soient terroristes, humanitaires ou médicales.