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CAN 2025 – Deux demi-finales, quatre ambitions et beaucoup de bruit autour des sifflets

La CAN 2025 entre dans sa phase décisive avec deux demi-finales à très haute tension, programmées le 14 janvier 2026. Égypte–Sénégal et Maroc–Nigeria se disputeront une place en finale, dans un dernier carré marqué par des polémiques arbitrales, des statuts contrastés et des ambitions assumées.


Mohamed Salah (Égypte), à gauche, célèbre après avoir inscrit le troisième but de son équipe lors du quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations opposant l’Égypte à la Côte d’Ivoire, à Agadir (Maroc), le samedi 10 janvier 2026. (AP Photo/Mosa'ab Elshamy).

Le dernier carré de la Coupe d’Afrique des nations est connu, mais il arrive lesté de débats, de frustrations et de décisions arbitrales qui continueront longtemps d’alimenter les discussions. Le 14 janvier 2026, le Maroc accueillera deux demi-finales à très forte tension : Égypte–Sénégal à Rabat (18h00) et Maroc–Nigeria à Tanger (21h00). Des affiches prestigieuses sur le papier, mais dont la route a été pavée de polémiques.

L’Égypte s’est qualifiée au terme d’un quart de finale haletant face à la Côte d’Ivoire (3-2), fidèle à sa réputation d’équipe ultra-réaliste. Peu de tirs, beaucoup de sang-froid et une capacité presque cynique à transformer la moindre approximation adverse en but. Mohamed Salah a encore marqué, El-Shenawy a tenu la baraque dans les dernières minutes, et les Pharaons ont survécu à un siège final étouffant. Direction une demi-finale face au Sénégal, dans un classique africain qui sent la poudre.

Les Lions de la Téranga, eux, ont avancé plus discrètement. Un succès minimaliste contre le Mali (1-0), facilité par un carton rouge sévère infligé à Yves Bissouma juste avant la pause. Là aussi, l’arbitrage a laissé un goût amer. Le Sénégal n’a pas flamboyé, mais il a contrôlé, confirmant son statut d’équipe solide, habituée aux grands rendez-vous.

L’autre demi-finale, à Tanger, est précédée d’une onde de choc arbitrale encore plus forte. Le Nigeria a éliminé une Algérie furieuse (2-0), dans un quart de finale haché, plombé par une avalanche de cartons côté algérien et une VAR étrangement silencieuse sur plusieurs actions litigieuses. Victor Osimhen a fait la différence, comme souvent, mais le sentiment d’injustice domine encore chez les Fennecs, sortis avec l’impression de s’être battus contre plus qu’un adversaire.

Polémiques, statuts et paradoxes du dernier carré

Même scénario à Marrakech, où le Maroc a battu le Cameroun (2-0) dans un match globalement maîtrisé, mais marqué par un penalty refusé aux Lions indomptables après intervention de la VAR. Une décision qui a pesé lourd, déclenchant incompréhension et colère sur le banc camerounais.

Le Maroc avance avec l’avantage du terrain et le soutien de son public, un atout réel dans un tournoi aussi court et tendu. Mais sur le plan du jeu, les Lions de l’Atlas n’ont pas encore totalement convaincu.

Solides et appliqués, les Lions de l’Atlas progressent sans éclat et sans porter l’étiquette de géant continental, à la différence de leurs adversaires du dernier carré, tous solidement installés au sommet du palmarès africain:sept titres pour l’Égypte, trois pour le Nigeria et un pour le Sénégal. Le Maroc, lui, reste en quête d’un deuxième sacre depuis son unique titre décroché en 1976, un statut intermédiaire qui le place dans la position d’une équipe portée par l’ambiance, mais encore à la recherche d’un véritable match référence.

Fait marquant de ce dernier carré, le Nigeria est le seul des quatre demi-finalistes à ne pas disputer le prochain Mondial, un statut trompeur pour une sélection qui connaît ce stade de la compétition mieux que personne, avec une 17e accession en demi-finales de la Coupe d’Afrique des nations et la ferme intention de faire passer son élimination face à la RDC pour un simple accident de parcours. Un paradoxe qui renforce encore la tension d’un dernier carré promis à deux soirées brûlantes, où l’expérience, plus que les étiquettes, pourrait faire la différence.