La présidence française a annoncé, vendredi, l’envoi en Algérie de la ministre déléguée auprès du ministère des Armées et des Anciens combattants, Alice Rufo, à l’occasion des commémorations du 8 mai 1945 à Sétif.
Dans son communiqué, l’Élysée évoque explicitement « les événements tragiques » survenus à Sétif, Guelma et Kherrata, où « la répression des manifestations (…) durait plusieurs semaines et faisait des milliers de victimes ». Le texte souligne qu’« il s’agit de la vérité de notre histoire » et affirme qu’« il est de l’honneur de la France de la regarder en face ».
Cette visite intervient dans un contexte de reprise prudente des relations franco-algériennes après plusieurs mois de tensions diplomatiques. L’Élysée présente cette démarche comme un signe de la volonté du président Emmanuel Macron de traiter la relation avec Alger « avec honnêteté » et « dans le respect de toutes les mémoires ».
Le communiqué indique également qu’Alice Rufo sera reçue par les autorités algériennes afin d’évoquer « les prochaines étapes de la consolidation des relations bilatérales », notamment sur le plan consulaire. Paris salue dans ce cadre la reprise de la coopération consulaire avec Alger et affirme vouloir « restaurer un dialogue efficace » fondé sur « l’intérêt national de chacun ».
L’Élysée précise enfin que l’ambassadeur de France en Algérie accompagnera la ministre et reprendra officiellement ses activités. Le communiqué mentionne également le dossier du journaliste français Christophe Gleizes, présenté comme une priorité pour Paris.