En mai 2025, le pic de paiement électronique ne vient pas d’une vague d’achats sur des sites marchands. Il vient de virements BaridiMob entre particuliers pour l’achat de moutons à l’approche de l’Aïd El-Adha. Quelques mois plus tard, en décembre, 45 % de la valeur annuelle des paiements internet se concentre autour d’AADL 3, premier programme de logement à paiement exclusivement en ligne. Ces deux scènes disent mieux que beaucoup d’indicateurs ce que devient le numérique algérien : il s’installe dans les usages les plus quotidiens, mais souvent par le transfert entre citoyens ou par l’État, plus que par le commerce privé.