L’Armée nationale populaire a annoncé la saisie de 76,7 kilogrammes de cocaïne à Adrar, dans le sud-ouest de l’Algérie, et l’arrestation de deux narcotrafiquants lors d’une opération menée le mardi 26 mai par des détachements de la 3e Région militaire. Selon le ministère de la Défense nationale, la drogue était transportée dans un véhicule touristique et l’opération a été conduite sur la base de renseignements exploités par ses services.
Cette saisie, intervenue à la veille de l’Aïd El-Adha, s’ajoute à une série d’opérations de grande ampleur annoncées depuis le début de l’année. Le 23 mars, le MDN avait fait état de de 111,3 kg de cocaïne saisis à Tizi Ouzou et Bordj Bou Arreridj. Un mois auparavant, les services de Sécurité de l’Armée de la 5e Région militaire avaient annoncé le démantèlement d’un réseau spécialisé dans la drogue dure et intercepté 49,4 kg de cocaïne.
Adrar au cœur des nouvelles routes de la cocaïne
Le rythme des annonces s’était déjà accéléré en 2025. À Adrar, le MDN avait signalé une saisie de 41 kg le 2 avril, suivie de 66 kg le 11 avril, puis d’une quantité similaire le lendemain, lors d’opérations menées avec les Douanes et la Sûreté nationale. Le 13 juin, toujours à Adrar, une nouvelle saisie de 85 kg avait été annoncée.
Les bilans officiels donnent la mesure du changement d’échelle. Rien que pour le premier semestre 2025, l’ANP a annoncé avoir saisi 663 kg de cocaïne, en plus de 17,12 tonnes de kif traité et 24 millions de comprimés psychotropes.
La DGSN aussi mobilisée contre la drogue dure
La police a également multiplié les communications sur la drogue dure. Le SCLTIS, service spécialisé de la DGSN, avait signalé en décembre 2024 la saisie d’un quintal de cocaïne, ainsi que plus de 89 kg d’ecstasy et près de 82 kg de kif traité. Deux mois plus tôt, la DGSN avait annoncé plus de 82 kg de cocaïne saisis par ce même service.
Les communiqués successifs indiquent que la cocaïne n’est plus un produit de revente urbaine saisi par lots dispersés, mais un flux lourd, acheminé par dizaines de kilos et désormais traité dans le registre de la menace sécuritaire.