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La justice prononce la dissolution du Cnapeste


Le tribunal administratif de Bir Mourad Raïs a prononcé, mardi 28 juillet, la dissolution du Conseil national autonome du personnel enseignant du secteur ternaire de l’éducation (Cnapeste), après plusieurs renvois de l’affaire. Le jugement est assorti de l’exécution provisoire, ce qui rend la mesure immédiatement applicable, même en cas de recours.

La procédure avait été engagée le 9 mars 2026 par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, avec l’appui du ministère de l’Éducation nationale. La requête demandait également la désignation d’un liquidateur et la condamnation du syndicat aux dépens. L’administration reprochait notamment au Cnapeste une non-conformité à la loi 23-02 relative à l’exercice du droit syndical et contestait sa représentativité.

Le Cnapeste rejette ces griefs. Il affirme avoir accompli les démarches imposées par la nouvelle législation et considère la procédure comme une tentative de neutraliser une organisation connue pour ses mobilisations dans le secteur de l’éducation. Son coordinateur national, Messaoud Boudiba, et le responsable syndical Boubekeur Habet sont placés sous contrôle judiciaire depuis février 2025, après leur arrestation en marge d’un rassemblement syndical à M’sila.

Dans un communiqué rendu public mardi, le syndicat a dénoncé une atteinte à la liberté syndicale. Il a demandé au président de la République d’intervenir pour « rendre justice au Cnapeste » et mettre fin aux restrictions visant ses responsables.

Cette dissolution intervient après plusieurs décisions visant des organisations autonomes. La Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme a été dissoute par le tribunal administratif d’Alger. Le Conseil d’État a également confirmé, en février 2023, la dissolution de l’association RAJ. La même juridiction avait alors suspendu les activités du Mouvement démocratique et social et ordonné la fermeture de ses locaux.