Six personnes ont été tuées et 19 autres blessées, jeudi 6 août, dans la chute d’un bus transportant des travailleurs à Ibn Ziad, dans la wilaya de Constantine. L’accident s’est produit peu après 5 h sur la route nationale 79, à la sortie de la commune en direction de Mila. Le véhicule a quitté la chaussée avant de basculer dans un oued.
Parmi les morts figurent deux femmes. Les blessés, âgés de 19 à 65 ans, ont reçu les premiers secours sur place avant d’être évacués vers les établissements hospitaliers voisins. Ils ont été répartis entre le centre hospitalo-universitaire Dr Benbadis de Constantine, l’hôpital d’El Bir et la polyclinique d’Ibn Ziad. Les opérations de secours se poursuivaient encore dans la matinée. Les circonstances de la sortie de route n’étaient pas encore établies.
Située au nord-ouest de Constantine, Ibn Ziad, l’ancienne Rouffach, est traversée par la RN79, qui relie la région à la wilaya de Mila. Ce nouvel accident prolonge une série noire qui frappe le transport collectif en Algérie.
Vendredi 31 juillet, un autocar s’est renversé puis a chuté dans un ravin à Berrahmoune El-Karma, près de Boumerdès. Le bilan officiel s’est élevé à 27 morts et 42 blessés. Le lendemain, à Timimoun, la collision sur la RN51 entre un autocar assurant la liaison Batna-Adrar et un camion a fait quatre morts et 43 blessés.
À eux seuls, ces trois accidents impliquant des bus ont tué 37 personnes et blessé 104 autres. Leur répétition relance les interrogations sur l’état des véhicules, les conditions de travail des conducteurs, les contrôles techniques et la sécurité des routes. Les enquêtes devront déterminer les causes et les responsabilités propres à chaque drame. Mais cette série ne peut plus être traitée comme une simple accumulation de fatalités.