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Accord Algérie-UE, vingt ans après, les chiffres du procès en « bradage »

Près de 828 milliards d’euros de marchandises ont circulé entre l’Algérie et les Vingt-Sept entre 2005 et 2025. À cette masse d’échanges correspond pourtant un bilan beaucoup moins favorable hors hydrocarbures. L’Algérie a conservé un large excédent grâce aux hydrocarbures, tandis que son déficit hors énergie s’est creusé et que la diversification attendue n’a pas eu lieu.


Abdelaziz Bouteflika lors de la signature de l’accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne à Valence, le 22 avril 2002. L’accord est entré en vigueur le 1er septembre 2005.

Vingt ans après son entrée en vigueur, l’accord d’association avec l’Union européenne reste poursuivi par le soupçon qui l’accompagne depuis ses premières années. L’Algérie aurait ouvert son marché trop vite, accordé aux industriels européens des concessions disproportionnées et réduit sa marge de négociation avec le reste du monde. Vingt ans de statistiques commerciales permettent aujourd’hui de mieux mesurer ce que l’accord a changé, ce qu’il a favorisé et ce qu’il n’a pas produit.