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Algérie–Turquie : du gaz aux usines, vingt-cinq ans d’un partenariat devenu industriel

La relation algéro-turque s’est construite sur une réciprocité rare dans les partenariats de l’Algérie. Ankara achète l’énergie algérienne, ses groupes produisent désormais sur place et Sonatrach investit en Turquie. À cette base industrielle s’ajoute aujourd’hui la défense, nouveau volet d’un rapprochement devenu stratégique.


Recep Tayyip Erdoğan et Abdelmalek Sellal à l’issue du forum d’affaires algéro-turc, à Alger, le 19 novembre 2014. La visite du président turc intervient au moment où les investissements turcs prennent une dimension plus industrielle en Algérie. Photo Sidali Djarboub/AP.

Au début des années 2000, la Turquie vendait encore moins d’un milliard de dollars de marchandises à l’Algérie, qui lui fournissait déjà massivement son énergie. La visite d’Abdelaziz Bouteflika à Ankara en 2005, puis le traité d’amitié de 2006, ouvrent une autre étape. Acier, textile, BTP, pétrochimie puis drones : en vingt-cinq ans, Ankara est passée du statut de client du gaz algérien à celui d’investisseur industriel et de partenaire stratégique.