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Travailler en Italie en 2027 : les Algériens éligibles à un programme de 165 850 entrées


Les Algériens figurent parmi les ressortissants étrangers autorisés à travailler en Italie dans le cadre du programme d’immigration professionnelle pour 2027. Rome prévoit 165 850 entrées légales, réparties entre plusieurs catégories de travailleurs et différents pays. Aucun contingent n’est toutefois réservé à l’Algérie, et ces autorisations ne correspondent pas à autant d’offres d’emploi disponibles.

La procédure débutera le 23 octobre 2026, avec l’ouverture de la préparation des demandes par les employeurs italiens. Cette étape se poursuivra jusqu’au 7 décembre, avant le dépôt officiel des dossiers à partir de janvier 2027.

Le calendrier figure dans une circulaire interministérielle publiée le 1er octobre, en application du décret du 2 octobre 2025 qui organise l’immigration professionnelle pour la période 2026-2028.

Sur trois ans, l’Italie prévoit 497 550 entrées de travailleurs étrangers, dont 164 850 en 2026, 165 850 en 2027 et 166 850 en 2028.

Pour 2027, le dispositif comprend 76 200 admissions au titre du travail salarié non saisonnier, dont 14 000 dans l’assistance familiale. Les emplois saisonniers dans l’agriculture et le tourisme disposent de 89 000 places. Les 650 autorisations restantes concernent des catégories particulières de travailleurs indépendants.

Un contingent de 25 000 places partagé entre 38 pays

L’Algérie figure explicitement parmi les 38 pays bénéficiaires d’un contingent de 25 000 entrées pour des emplois salariés non saisonniers. Cette liste comprend également le Maroc, la Tunisie, l’Égypte, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Bangladesh et l’Inde.

L’article 6 du décret publié au Journal officiel italien ne prévoit aucune répartition nationale de ces 25 000 autorisations. Les candidats algériens partagent donc ce contingent avec les ressortissants des autres pays concernés.

Les Algériens peuvent également être recrutés pour des emplois saisonniers, notamment dans l’agriculture et le tourisme, sans disposer davantage d’un quota national réservé.

Pour les emplois non saisonniers, les secteurs concernés comprennent le bâtiment, la métallurgie, les industries manufacturières, l’agroalimentaire, le commerce, les transports, la logistique, l’hôtellerie et la restauration.

Les soudeurs, ouvriers qualifiés du BTP, mécaniciens ou techniciens de maintenance peuvent notamment être recrutés dans les secteurs couverts par le dispositif, à condition de trouver un employeur italien prêt à engager la procédure.

Car le programme italien ne fonctionne pas comme un concours de recrutement international. Il ne suffit pas de déposer son CV sur une plateforme pour obtenir un emploi ou une autorisation de séjour.

Comment un Algérien peut-il obtenir un contrat de travail ?

La première étape consiste à trouver une entreprise établie en Italie qui souhaite recruter.

C’est l’employeur italien, et non le candidat algérien, qui doit déposer la demande d’autorisation de travail, appelée nulla osta, auprès des autorités compétentes.

Pour les emplois salariés non saisonniers relevant de la procédure ordinaire, l’entreprise doit notamment vérifier, sauf exemptions prévues par la réglementation, qu’aucun travailleur déjà présent en Italie n’est disponible pour le poste proposé. Elle doit aussi remplir les conditions économiques et contractuelles exigées.

Les démarches s’effectuent sur le portail officiel ALI du ministère italien de l’Intérieur, accessible aux employeurs et aux professionnels habilités grâce aux moyens d’identification électronique reconnus en Italie.

La préparation des demandes ouvrira le 23 octobre 2026 à 9 heures et s’achèvera le 7 décembre à 20 heures. Du 9 au 13 décembre, le portail rouvrira pour permettre aux employeurs de compléter les dossiers déjà commencés. Aucune nouvelle demande ne pourra être créée pendant cette période supplémentaire.

L’envoi officiel des demandes débutera à 9 heures le 12 janvier 2027 pour les travailleurs saisonniers de l’agriculture, puis le 9 février pour ceux du tourisme. Les employeurs pourront déposer les dossiers concernant les emplois salariés non saisonniers à partir du 16 février, et ceux de l’assistance familiale le 18 février, toujours à la même heure.

Les demandes pourront encore être déposées jusqu’au 31 décembre 2027, dans la limite des quotas disponibles. Leur examen dépend notamment de la date de dépôt, des vérifications administratives et de la répartition des contingents. Une demande préparée à l’avance ne garantit pas l’attribution d’une place.

Du contrat au visa de travail

Après l’obtention du nulla osta, le candidat algérien doit demander un visa de travail auprès des services consulaires italiens.

L’ambassade d’Italie en Algérie indique que les demandes de visa peuvent être déposées dans les centres VFS Global habilités à Alger, Oran, Constantine, Annaba, Ghardaïa et Tindouf. Les rendez-vous peuvent être pris par l’intermédiaire du site officiel de VFS Global.

L’autorisation de travail ne dispense pas des vérifications consulaires. La réglementation impose également à l’employeur de confirmer sa demande de recrutement dans les quinze jours suivant la notification de la fin des contrôles effectués sur la demande de visa. Sans cette confirmation, la procédure est rejetée et le nulla osta, s’il a déjà été délivré, est révoqué.

Une fois le travailleur arrivé en Italie, l’employeur et le salarié disposent de quinze jours pour signer le contrat de séjour. L’employeur doit le transmettre aux autorités afin d’engager les formalités nécessaires à la délivrance du titre de séjour.

Pour les candidats algériens, la vérification de l’employeur est donc essentielle. Une annonce diffusée sur Facebook, une promesse de contrat ou l’intervention d’un intermédiaire ne remplacent ni la demande officielle d’autorisation de travail ni le visa délivré par les autorités italiennes. Avant tout paiement, il importe de vérifier l’existence de l’entreprise, le poste proposé et les conditions de rémunération.

Le dispositif italien offre une voie légale aux travailleurs algériens qui parviennent à convaincre une entreprise de les recruter. Mais les 165 850 entrées annoncées concernent l’ensemble du programme, et les 25 000 places du contingent auquel appartient l’Algérie sont partagées entre 38 pays.

Pour partir travailler légalement en Italie, il faut donc commencer par décrocher une véritable offre d’emploi. C’est ensuite à l’employeur de faire entrer le dossier dans les quotas et d’obtenir l’autorisation nécessaire.