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Barrage vert : l’Algérie obtient 43 millions de dollars du Fonds vert pour le climat


Le Fonds vert pour le climat (GCF) a approuvé, mercredi 28 octobre, une subvention de 43 millions de dollars destinée à la réhabilitation du Barrage vert algérien. Ce premier projet financé par le Fonds en Algérie mobilisera 99,5 millions de dollars sur sept ans, dont 56,5 millions apportés par l’État algérien.

Le financement a été approuvé lors de la 46e réunion du conseil d’administration du GCF, organisée du 26 au 29 octobre à Songdo, en Corée du Sud. Élaboré avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le programme vise à renforcer la résilience des écosystèmes et des populations rurales face à la sécheresse et à la désertification dans six wilayas de la bande steppique.

L’État algérien prendra en charge près de 57 % de l’investissement, soit 56,5 millions de dollars. Les 43 millions apportés par le GCF constituent une subvention et non un prêt. Jusqu’ici, le Fonds avait essentiellement soutenu en Algérie des activités préparatoires à l’accès aux financements climatiques.

Le projet couvrira un territoire de 454 138 hectares et prévoit la restauration de plus de 59 000 hectares de terres dégradées, comprenant des parcours pastoraux, des forêts, des dunes et des superficies agricoles.

Un programme de sept ans dans six wilayas

Les interventions prévues comprennent la réhabilitation des systèmes hydriques, l’introduction d’espèces végétales adaptées aux conditions climatiques locales et l’amélioration de la gestion des pâturages.

Le programme financera également l’installation de 240 unités de production hydroponique de fourrage, destinées à assurer l’alimentation de plus de 25 000 têtes de bétail, ainsi que 190 équipements solaires pour des activités de conservation et de transformation de produits agricoles.

Une partie des ressources sera consacrée au développement de filières rurales, notamment la figue de Barbarie, l’olive, l’alfa, le romarin et la laine. Des dispositifs d’accès au financement sont également prévus pour les microentreprises rurales, dont au moins la moitié devront être dirigées par des femmes.

Selon la FAO, plus de 142 000 agriculteurs, éleveurs et pasteurs bénéficieront directement du programme, dont plus d’un tiers de femmes. Au total, plus d’un million de personnes devraient être touchées par le projet.

Les activités devraient permettre de réduire ou de séquestrer environ 540 000 tonnes d’équivalent CO₂ d’ici à la fin des sept années de mise en œuvre. Sur l’ensemble de la durée de vie du projet, l’impact estimé dépasse 1,8 million de tonnes.

Un financement pour accompagner la relance du Barrage vert

La FAO assurera la supervision technique, financière et administrative du projet. Sa représentation en Algérie et la Direction générale des forêts seront chargées conjointement de sa mise en œuvre.

L’investissement vient renforcer la relance du Barrage vert, officiellement engagée le 29 octobre 2023 à Djelfa. Lancé dans les années 1970 pour lutter contre la désertification, ce vaste chantier écologique s’étend sur environ 1 500 kilomètres à travers les régions présahariennes.

Le programme de réhabilitation et d’extension engagé en 2023 vise désormais un ensemble de 4,7 millions d’hectares dans 13 wilayas. Entre 2023 et 2026, plus de 42 000 hectares ont déjà fait l’objet de plantations, selon la Direction générale des forêts.

Le nouveau financement du GCF ajoute à cette relance un volet consacré aux activités économiques rurales et à l’adaptation climatique, en associant restauration des terres, élevage, énergie solaire et soutien aux petites entreprises locales.