Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a mis fin aux fonctions du gouverneur de la Banque d’Algérie et confié l’intérim à l’un de ses adjoints. Le communiqué est sobre, presque routinier. Un changement d’homme à la tête d’une institution censée incarner la stabilité, la continuité et l’indépendance monétaire. Mais derrière l’annonce, une question s’impose : à quoi bon limoger un gouverneur lorsque la banque centrale qu’il dirige a déjà perdu l’essentiel de son autonomie ?