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CAN 2025 : les favoris sont là, le vrai test commence

Huit équipes, quatre affiches et deux jours pour voir qui tient vraiment la route. Les huitièmes ont nettoyé le terrain sans renverser la table, place maintenant aux quarts, là où la CAN aime rappeler que rien n’est jamais acquis.


Huitième de finale de CAN, mardi soir à Rabat : l’Algérie frappe face à la RD Congo, et les Fennecs célèbrent ce but comme un rappel à l’ordre — ici, on ne vient pas pour faire de la figuration. (Photo AP / Mosa'ab Elshamy)

La Coupe d’Afrique des nations 2025 passe aux choses sérieuses. Après des huitièmes de finale globalement maîtrisés par les favoris, la compétition entre dans ce moment charnière où le contexte, la forme du moment et les détails tactiques prennent le pas sur les statuts.

Le tableau est désormais clair, net, tranchant. Mardi soir, la Côte d’Ivoire a fermé la porte derrière elle en corrigeant le Burkina Faso (3-0). Rideau. Place aux quarts. Et quels quarts. Des affiches qui ont toutes ce petit parfum de match qu’on annule un dîner pour regarder.

Les quarts de finale se dérouleront sur deux jours, vendredi 9 et samedi 10 janvier, dans quatre villes marocaines différentes. Une configuration qui mettra à l’épreuve la capacité d’adaptation des sélections, tant sur le plan logistique que sportif. Fait assez rare pour être souligné, les équipes ayant terminé en tête de leur groupe sont toutes encore debout. Pas de hold-up improbable ni de conte de fées écourté. Pour l’instant, la logique a tenu. Les gros ont répondu présent. Reste à assumer. Mais la logique et la CAN entretiennent une relation compliquée, souvent toxique, toujours spectaculaire.

Vendredi 9 janvier : ouvrir le bal

Les festivités débuteront vendredi 9 janvier. À 17 heures, direction Tanger pour un Mali–Sénégal qui sent la poudre et la rivalité de voisinage. Les Aigles, tombeurs de la Tunisie aux tirs au but, arrivent avec l’étiquette d’équipe pénible à jouer, solide et disciplinée. En face, le Sénégal avance avec certitudes et maîtrise, mais rarement à l’abri d’un grain de sable lorsque le rythme s’emballe.

Trois heures plus tard, à 20 heures à Rabat, place au choc Cameroun–Maroc. Les Lions Indomptables face au pays hôte, un stade acquis à la cause locale et une pression maximale. À Rabat, l’ambiance s’annonce électrique. Le Maroc bénéficie d’un soutien populaire massif, mais aussi d’une obligation de résultat qui peut peser lourd. En face, le Cameroun avance avec son expérience des matches à élimination directe et sa capacité éprouvée à gérer les contextes hostiles. Un sommet continental où le rapport de force s’annonce équilibré, avec une bataille clé au milieu de terrain.

Samedi 10 janvier : le tableau se resserre

Samedi 10 janvier, la CAN remet ça. À 17 heures, Marrakech vibrera pour un classique continental entre l’Algérie et le Nigeria. Deux poids lourds, deux visions du football et 90 minutes, voire plus, pour éviter le crash industriel. Du prestige, du talent et aucune place pour la nostalgie. L’Algérie cherche à rappeler qu’elle reste une référence, en misant sur la maîtrise collective et la gestion du tempo. Le Nigeria, fidèle à lui-même, mélange puissance brute, vitesse et imprévisibilité. À Marrakech, le moindre temps faible pourrait être fatal.

Enfin, à 20 heures à Agadir, une affiche tout aussi chargée émotionnellement opposera l’Égypte à la Côte d’Ivoire. Les Pharaons, experts en gestion des grands rendez-vous, restent fidèles à une approche pragmatique, rarement spectaculaire mais redoutablement efficace. En face, des Éléphants enfin libérés, portés par un succès convaincant en huitième et une animation offensive plus affirmée. Un duel où la dimension mentale pourrait peser aussi lourd que le talent.

Quatre quarts. Deux jours. Et bien sûr, aucune seconde chance. La CAN 2025 entre dans sa zone rouge. Et comme souvent à ce stade, ce sont la gestion des temps faibles et la lucidité dans les zones décisives qui feront la différence pour décrocher une place dans le dernier carré.