Pendant que l’Algérie pose des rails et creuse des tunnels énergétiques sous la Méditerranée, le Maroc se retrouve à inventorier des tuyaux vides et à relire, avec un certain malaise, ses propres communiqués autrefois triomphants. À force de confondre le transit avec la puissance, et le symbole avec la stratégie, Rabat a hérité d’infrastructures sans flux, de territoires sans ressources structurantes et d’un voisin qui, désormais, n’a plus besoin de lui.