L’inscription du patrimoine culturel immatériel à l’UNESCO est souvent présentée comme un exercice technique, presque administratif, visant à préserver des pratiques vivantes menacées par la mondialisation. Dans le contexte maghrébin, elle est devenue bien davantage qu’un simple mécanisme de sauvegarde, s’imposant comme un instrument de diplomatie culturelle, un levier narratif et, de plus en plus, un terrain de confrontation symbolique entre États.