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Football algérien, l’argent public creuse un championnat à deux vitesses

Six clubs détenus par des entreprises publiques ont cumulé près de 5,6 milliards de dinars de pertes en 2024, selon les comptes examinés par Twala. Leurs charges de personnel dépassent 7,2 milliards. Huit équipes sur seize disposent de l’appui d’un groupe public et peuvent recruter à une échelle que les autres ne peuvent suivre. Les titres et les parcours africains n’ont pas libéré les clubs de la rente qui finance cette compétition à deux vitesses.


Le stade Ali-la-Pointe, à Douéra, dont l’exploitation a été attribuée au MC Alger par décret présidentiel en 2023. Sonatrach a ensuite engagé la création d’une filiale chargée de sa gestion.

En 2018, le CS Constantine remportait le championnat d’Algérie. Ses supporters aiment rappeler que ce titre avait été gagné « avec la petite monnaie », surtout pour le recrutement. Un an plus tard, son bilan affichait 54,7 millions de dinars de bénéfice et des fonds propres négatifs de 426 millions. Le CSC était déjà sous le contrôle de l’ENTP, filiale de Sonatrach. Ses comptes ultérieurs ne figurent pas dans la base du CNRC consultée pour cette enquête. Le coût de sa demi-finale de Coupe de la Confédération en 2025 demeure donc hors de vue.