Le procureur de la république du tribunal de Constantine a requis 3 ans de prison ferme à l’encontre du chercheur en géopolitique Raouf Farrah et du journaliste Mustapha Bendjama qui ont été jugés avec d’autres coaccusés ce mardi 22 août dans une affaire liée à la perception de financements étrangers et à la publication de documents classées secrets. Le procureur a également requis une amende de 100 000 dinars à leur encontre.
Le même réquisitoire a été prononcé à l’encontre de Mountaha Habes, ancienne directrice des ressources humaines de Asmidal ainsi que Sebti Farrah, le père de Raouf Farrah, qui a comparu libre. En revanche, le représentant du ministère public a requis 18 mois de prison ferme contre l’ancien chargé de communication de la wilaya d’Annaba, Sofiane Berkane qui a également comparu libre. La décision du tribunal dans ce procès sera rendue le mardi 29 août, soit dans une semaine.
Raouf Farrah et ses coaccusés devaient être jugé le 8 août dernier, mais, à la demande des avocats de certains accusés, le procès a été reporté pour ce mardi 22 août.
Les accusés dans cette affaire sont poursuivis pour trois chefs d’inculpation : perception de financements d’institutions étrangères ou intérieurs dans le but de porter atteinte à l’ordre public, participation à la perception de financements d’institutions étrangères ou intérieurs dans le but de porter atteinte à l’ordre public et publication sur des médias électroniques de document classés partiellement ou intégralement confidentiel.
Le parquet a requis 15 ans de prison ferme et une amende de 150 000 dinars contre Hicham Aboud, Amir Dz et Abdou Semmar, absents au procès et jugés donc par contumace.