Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a appelé, ce lundi 6 novembre , a intenté une action judiciaire devant la Cour pénale internationale (CPI) contre Israël. Lancé lors de son discours inaugural de l’année judiciaire, prononcé au niveau de la Cour suprême, l’appel est adressé «à tous les hommes libres du monde, aux juristes arabes et les instances et organisations internationales de défense des droits de l’homme».
Le chef de l’État a expliqué que cette action devant la CPI est «l’unique moyen de mettre fin à des décennies d’impunité pour les crimes commis (par Israël, ndlr) contre les palestiniens». L’appel d’Abdelmadjid Tebboune ne s’adresse pas, il est utile de le relever, aux États mais uniquement aux personnalités et organisations luttant pour les droits de l’homme.
Il a certainement estimé qu’en l’adressant à ces dernières, son appel à plus de chances d’être entendus, tant il n’est pas évident de faire bouger les États dans ce sens.
La Cour pénale internationale (CPI) peut être saisie par un Etat signataire du Traité de Rome (17 juin 1998 et entré en vigueur le 1er juillet 2002), le Conseil de sécurité de l’ONU et par le procureur qui estime que l’ouverture d’une enquête est impérative. L’Algérie a signé le Traité de Rome le 28 décembre 2000 mais ne l’a pas ratifié.
L’appel de Tebboune sera-t-il entendu ? La communauté internationale semble s’accommoder du génocide qu’Israél est entrain de commettre en Palestine, à Ghaza, plus précisément. les appels à un cessez-le-feu ou à tous le moins à une trêve humanitaire sont étouffés par les explosions de bombes larguées par tonnes sur des habitations.
Le président Tebboune, qui a considéré «qu’une poursuite internationale efficace demeure le seule refuge pour les frères palestiniens en vue de réaliser la justice internationale et recouvrer leurs droits légitimes à l’établissement de leur État indépendant, avec Al-Qods comme capitale», a d’ailleurs dénoncé «le silence de la communauté internationale face aux massacres quotidiens perpétrés contre le peuple palestinien assiégé, en flagrante violation des règles du droits internationale humanitaire».
Les raids israéliens sur la bande de Ghaza se sont poursuivis le lundi 6 novembre pour le 31eme jour d’affilé, avec leur lots de morts et de destructions quotidiens. L’armée de terre israélienne a également fini par assiégée totalement la ville de Ghaza. Après les bombardements de la nuit du dimanche à lundi ont rallongé la liste des martyrs palestiniens qui a dépassé, selon des sources palestiniennes, les 10 000 morts.
Les frappes israéliennes, qui ciblent aussi le sud de Ghaza, n’épargnent plus personne. Elles tuent indistinctement femmes, enfants et personnes âgées. Les bombes sont larguées aussi bien sur les habitations, les écoles que les hôpitaux. Les journalistes ne sont pas épargnés. Selon le Commitee to Protect Journalists (CPJ), pas moins de 36 journalistes ont été tués depuis le début de la guerre le 7 octobre dernier.