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Affaire Imetal : la peine de Ali Aoun réduite en appel


L’ancien ministre de l’Industrie Ali Aoun a écopé de trois ans de prison dont deux années fermes, et d’une amende d’un million de dinars, selon le jugement du procès en appel de l’affaire Imetal, rendu mardi 14 juillet par la Cour d’Alger.

Ali Aoun avait été condamné en première instance en avril dernier à cinq ans de prison ferme.

Son fils, Mehdi Aoun, a écopé de quatre années de prison ferme en appel, alors qu’il avait été condamné à 6 ans de réclusion ferme en première instance. Sa peine est assortie d’une amende de deux cents milles dinars.

L’affaire, liée aux activités du groupe public Imetal et de ses filiales Sider El-Hadjar et Fondal, portait sur des accusations de corruption, blanchiment d’argent, abus de fonction et octroi d’avantages indus.

L’homme d’affaires Abdennour Abdelmoula, dit « Nounou Manita », se présentant comme un proche de l’ancien ministre, a écopé de la même condamnation qu’en première instance, à savoir dix années de prison et une amende d’un million de dinars.

Également maintenues sont les condamnations des PDG de Sider El-Hadjar et de Fondal, Karim Boulaioune et Nourredine Salehi. Ils écopent de trois ans de prison ferme assortis d’une amende d’un million de dinars chacun.

Plusieurs prévenus relaxés en première instance ont été relaxés en appel, parmi lesquels l’ex-PDG de Madar, Charaf Eddine Amara.

Lors du procès en première instance devant le pôle pénal économique et financier du tribunal de Sidi M’hamed, Ali Aoun avait rejeté les accusations, affirmant à plusieurs reprises « ne rien savoir » des faits qui lui sont reprochés, notamment une mission en Mauritanie en septembre 2024 , au cœur des débats.

Les audiences ont été marquées par des témoignages contradictoires, des écarts importants dans les montants évoqués – notamment autour des dettes de son fils – et un manque de documents permettant de retracer précisément les flux financiers.