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Algérie-Espagne : la guerre des mots bat son plein


C’est désormais du tac au tac. Les diplomaties algériennes et espagnoles se rendent coup pour coup, dans une guerre des mots qui semble aller crescendo. Au ministre espagnol des affaires étrangères qui a qualifié ce lundi de « politique stérile » la déclaration, samedi 23 avril 2022, du président de la République Abdelmadjid Tebboune, l’envoyé spécial chargé du Sahara occidental et des affaires maghrébines, Amar Belani a répliqué sèchement et sans plus attendre.

« Les propos désobligeants tenus par le ministre Albares en réaction à la déclaration du président de la République Abdelmadjid Tebboune, sont lamentables », a-t-il réagi dans une déclaration à TSA, faisant remarquer que le département ministériel de José Manuel Albares a tenté de se rattraper mais trop tard, le coup étant déjà parti.

« Son département ministériel a beau démarcher la presse espagnole pour essayer de rectifier le tir, nous disposons de l’enregistrement sonore qui confirme que le ministre a tenu des propos offensant qui sont aux antipodes de la correction et de la bienséance protocolaire », a indiqué Amar Belani.

Cette escalade verbale n’est assurément pas pour aider à un retour à la normale dans les relations bilatérales entre l’Algérie et l’Espagne. La coopération pourrait également en être affectée. Amar Belani en est conscient et il le dit : « Ces propos ne contribueront pas à un retour rapide à la normale dans les relations bilatérales et le ministre espagnol devra en assumer les responsabilités », a-t-il averti.

Alger et Madrid sont en froid depuis le 18 mars 2022 lorsque le président du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a exprimé un revirement dans la position de son pays vis à avis du dossier du Sahara occidental, en s’alignant sur le plan marocain d’autonomie. Cette position a irrité au plus haut point les autorités algériennes qui ont de suite rappelé l’ambassadeur d’Algérie à Madrid.

Depuis, la crise ne fait que s’enliser davantage. Les espagnols ne font rien pour éviter que ne s’érode la relation diplomatique entre les deux pays. Bien au contraire. Preuve en est la sortie plutôt belliqueuse du ministre des affaires étrangères.