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Allocation touristique de 750 € : la procédure d’octroi a posé problème


C’était plus facile à annoncer qu’à mettre en œuvre. Ainsi en a-t-il été de l’allocation touristique, portée à 750 euros pour les personnes majeures et à 300 euros pour les mineurs, dont la procédure d’octroi tarde à être définie, repoussant de fait sa mise en application. Agacé par ce retard à concrétiser une décision du Conseil des ministres, le chef de l’État, Abdelmadjid Tebboune, a convoqué l’ensemble des responsables concernés par ce dossier.

L’augmentation de l’allocation touristique a été décidée lors du Conseil des ministres du dimanche 8 décembre 2024. Elle devait entrer en vigueur dès janvier 2025. Or, à la mi-février, elle en était toujours au stade de l’annonce. Aucune explication officielle n’a été fournie quant aux causes de ce retard, laissant place à de nombreuses spéculations.

Le président Abdelmadjid Tebboune a donc décidé de se saisir du dossier en convoquant, le lundi 10 février, les acteurs concernés à une réunion de travail. Le gouverneur de la Banque d’Algérie, Salah Eddine Taleb, le ministre des Finances, Abdelkrim Bouzred, et le directeur général des Douanes, Abdelhafidh Bekhouche, se sont ainsi retrouvés au palais d’El Mouradia.

Une mise en œuvre encore floue

Le communiqué de la présidence de la République faisant état de cette réunion n’a pas précisé les conclusions arrêtées. Il a toutefois laissé entendre que le chef de l’État avait instruit les parties concernées d’accélérer la mise en œuvre de la décision. Une tâche qui s’avère plus complexe qu’anticipé.

Deux mois après l’adoption de la mesure, ni le ministère des Finances ni la Banque d’Algérie n’ont communiqué sur les modalités concrètes de son application, alimentant les spéculations. Selon certaines informations, le voyageur devrait formuler une demande auprès de sa banque et verser l’équivalent en dinars. Un récépissé lui serait ensuite remis pour retirer l’allocation dans une agence bancaire située dans les ports ou les aéroports, au moment de l’embarquement.

Une procédure jugée lourde par de nombreux observateurs. En plus des formalités d’enregistrement et de contrôle aux frontières, les voyageurs devraient faire la queue pour percevoir leur allocation, au risque de manquer leur vol. Se pose également la question des passages terrestres : des agences bancaires seront-elles installées aux postes frontaliers ? Ou bien les voyageurs se rendant par voie terrestre, notamment vers la Tunisie, seront-ils exclus du dispositif ?