Le président Abdelmadjid Tebboune a décidé, lundi 26 octobre, l’envoi d’unités de l’Armée nationale populaire (ANP) au Niger, afin de protéger les intérêts énergétiques et économiques communs aux deux pays, a annoncé la présidence de la République dans un communiqué.
Le déploiement répond à une demande des autorités nigériennes, précise la Présidence, au lendemain de l’autorisation donnée par les deux chambres du Parlement, réunies dimanche à huis clos. Le chef de l’État s’appuie notamment sur les articles 30 et 91 de la Constitution, qui encadrent le recours à l’armée hors du territoire national.
Le communiqué présidentiel évoque un vote unanime dans les deux chambres. Le Conseil de la nation a effectivement adopté le texte par 148 voix sur 148 votants. En revanche, l’Assemblée populaire nationale avait annoncé dimanche une approbation « à la majorité absolue », tandis que des députés du RCD et du FFS avaient fait état de leur abstention.
Ni les effectifs concernés, ni le calendrier, ni la durée de cette mission n’ont été précisés. L’Algérie, longtemps réticente à engager ses forces armées hors de ses frontières, franchit une nouvelle étape dans sa coopération militaire avec le Niger. Les deux pays partagent une frontière de près de 1 000 kilomètres et développent plusieurs projets économiques et énergétiques, dont le gazoduc transsaharien.