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Incendies, drogue : Tebboune durcit la réponse sécuritaire


Le président Abdelmadjid Tebboune a présidé mercredi une réunion du Conseil supérieur de sécurité consacrée aux incendies ayant touché l’est et le centre du pays, au trafic de drogue et à la situation régionale, selon un communiqué de la présidence.

Sur les incendies, le Conseil n’a pas encore livré de conclusion sur leur origine. La présidence indique que les participants ont examiné « l’état d’avancement des investigations sécuritaires et scientifiques précises » conduites par la Gendarmerie nationale et la Sûreté nationale.

Les deux corps doivent présenter conjointement les résultats de leurs enquêtes, précise le communiqué. Cette formulation laisse donc ouverte, à ce stade, la question des causes exactes des différents départs de feu et de leur éventuel caractère criminel.

Le Conseil supérieur de sécurité a néanmoins appelé à « l’activation de l’exécution de la peine de mort dans tout ce qui est lié à ce type de crimes ». Cette orientation marque un durcissement de la réponse pénale annoncée par le président Tebboune face aux incendies volontaires, alors même que les investigations destinées à déterminer les responsabilités sont encore en cours.

Le Conseil a également décidé de renforcer le dispositif de lutte contre les stupéfiants. Une « structure sécuritaire spécialisée » sera créée sur le modèle d’organismes existant dans plusieurs pays, notamment aux États-Unis, selon la présidence.

Une prison de haute sécurité au Tanezrouft

Autre décision : une caserne de l’Armée nationale populaire située dans le Sahara, dans la région du Tanezrouft, sera transformée en prison de haute sécurité destinée aux « barons de la drogue et à ses trafiquants ».

Le Conseil a salué dans ce domaine les efforts de l’armée et des services de sécurité.

La réunion a enfin examiné « la situation générale dans le pays et dans les États voisins ». Le 30 août, l’Algérie a déployé à Niamey quatre chasseurs Su-30MKA, accompagnés d’un avion de transport Il-76 et d’un ravitailleur Il-78, dans le cadre d’une « mission de soutien » aux forces nigériennes, après la tentative de mutinerie des 28 et 29 août.

Ce déploiement a eu lieu alors que les autorités nigériennes venaient de reprendre le contrôle de la base aérienne 101 avec l’appui de forces russes. Le communiqué du Conseil supérieur de sécurité ne précise toutefois ni les pays ni les situations régionales examinés mercredi.