Chargement ...

CS Constantine, le naufrage ne se résume pas à un entraîneur


Le CS Constantine a subi une nouvelle correction, vendredi 23 octobre, sur le terrain de l’Olympique Akbou (3-0). Hitala (13e), Zamoum (47e) et Tahar (57e) ont signé la troisième défaite consécutive des Clubistes, déjà battus à Khenchela (2-0), puis humiliés au stade Hamlaoui par le promu JS El-Biar (2-4). En sept journées, le CSC n’a pris que sept points sur 21 et encaissé quinze buts. Bien loin des ambitions affichées.

Les signes étaient là dès l’entame. Un nul chez le promu CR Témouchent (1-1), un succès face à Chlef (3-0), puis une déroute à Sétif (5-1). La victoire contre Biskra (4-0) n’a fait qu’entretenir l’illusion. En quatre déplacements, le CSC a récolté un seul point et encaissé onze buts. Ce n’est plus un accident, mais un problème de fond.

Le Tunisien Mondher Kebaïer, recruté en juillet, a été limogé après seulement six matchs de championnat. El-Hadi Khezzar a assuré l’intérim à Akbou, sans pouvoir enrayer la chute. Mais changer d’entraîneur ne suffit pas à effacer les erreurs de l’intersaison.

Le CSC a préparé son mercato sous le poids d’une interdiction de recrutement imposée par la FIFA, levée seulement début août. Des renforts ont rejoint le groupe en cours de préparation, tandis que les tentatives de recruter Salim Boukhanchouche et Amine Messoussa ont échoué avant la clôture du marché.

Les difficultés administratives ont ressurgi dès le début d’octobre. Le club a été frappé d’une nouvelle interdiction de recrutement à la suite d’un litige salarial avec son ancien défenseur Mélo Ndiaye, qui réclame trois mois de salaire. La direction a contesté cette décision auprès de la FIFA.

Les choix du club reviennent sur le terrain

Dadi El Hocine Mouaki, parti cet été à El-Biar, a inscrit un triplé contre son ancienne équipe. À Akbou, Feth-Allah Tahar, autre ancien Constantinois parti en juillet, a marqué le troisième but. En deux rencontres, quatre buts ont été inscrits par des joueurs dont le club s’est séparé.

Tarek Arama a présenté ses excuses aux supporters et affirmé assumer ses responsabilités. Le directeur général par intérim a également invoqué les difficultés du mercato pour expliquer les résultats. Mais ces explications ne sauraient exonérer la direction de ses choix sportifs et financiers.

Dans une enquête publiée le 27 septembre, Twala rappelait que le CSC, sous contrôle de l’ENTP, filiale de Sonatrach, bénéficie du soutien d’une entreprise publique, tandis que ses comptes récents ne figuraient même pas dans la base du CNRC.

La direction a changé d’entraîneur. Elle doit maintenant répondre de la construction de l’effectif, des litiges financiers qui perturbent le recrutement et d’une gestion dont les résultats, sur le terrain, deviennent difficiles à défendre.