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Exploration dans les hydrocarbures : ce qui bloque


Les explorations dans les hydrocarbures, gaz et pétrole, ne vont pas au rythme souhaité par le ministère de l’énergie et des mines. L’appel d’offres, qui devait permettre aux compagnies privées de soumissionner pour les périmètres, au nombre de 18, qui vont être soumis à l’enchère, tarde à être lancé. Pourtant ce n’est pas faute de volonté du côté du Val d’Hydra. Bien au contraire.

Le 5 avril 2022, le ministre de l’énergie, Mohamed Arkab, a annoncé, en présence de l’ambassadeur américaine à Alger, Mme Elisabeth Moore Aubin, l’organisation d’un prochain appel d’exploration dans les  hydrocarbures. Jusqu’à ce jour, soit près de deux semaines après, l’appel en question n’a pas été lancé et aucune date n’est arrêtée pour ce faire. Qu’est ce qui bloque ?

A en croire le très renseigné Africa Intelligence, journal spécialisé dans l’actualité politique et économique en Afrique, le retard proviendrait de désaccords entre le ministre de l’énergie et la Sonatrach au sujet des périmètres et bassins à proposer à la prospection du privé.

Parmi  les sites sélectionnés, l’Agence nationale de développement des hydrocarbures (ALNAFT) a inclus des périmètres attractifs détenus jusque-là par la Sonatrach, principalement le gisement de gaz d’Ahnet, d’une capacité de 500 milliards de mètres cubes, qui devait être développé par TotalEnergies et qui s’était retirée à la suite d’un différend avec la Sonatrach sur le prix du gaz, ou encore le bassin de Touggourt où la compagnie nationale des hydrocarbures vient d’annoncer la découverte d’une réserve de pétrole de 1 milliard de barils et enfin le bassin d’Illizi ou des découvertes viennent d’être faites.

Ce choix de l’ALNAFT n’agrée pas la Sonatrach qui préfère garder pour elle-même ces périmètres et d’autres qu’elle pense pouvoir développer avec des partenaires étrangers, à travers la conclusion de contrats de gré à gré permis par la loi. La Sonatrach a déjà conclu un accord de partenariat avec l’Italien ENI le 14 décembre 2021. Le contrat, qui porte sur l’exploration d’un périmètre 7880 kilomètres dans le bassin de Berkine sud pour une production de 45 000 barils par jour, est doté d’un investissement de 1,4 milliard de dollars. Le contrat est en mode « partage de la production ».

L’autre raison qui a retardé le lancement de l’appel d’offres réside en le souhait  de Sonatrach d’introduire des réaménagements dans les textes d’application de la loi sur les hydrocarbures de décembre 2019. Des textes qui ne l’agréent pas, du moins une partie d’entre eux.   

Pour rappel, la Sonatrach a enregistré au cours de l’année 2021 une augmentation de sa production à hauteur de 5%, ainsi qu’une hausse de ses exportations de l’ordre de 18%. La compagnie nationale a réalisé, pour la même période, un chiffre d’affaires de 34,5 milliards dollars.