Un député, Bachir Brahimi, pour ne pas le nommer, a pris sur lui de répercuter le cri des automobilistes qui se plaignent du prix excessif, voire de la pénurie, de l’extincteur, équipement de sécurité devenu obligatoire en vertu du nouveau code de la route. Le défaut d’extincteur expose l’automobiliste à une amende de 4 000 dinars.
L’équipement, avant l’envolée de son prix, ne coûtait pas plus de 2 000 dinars. Le prix de l’extincteur est subitement passé de moins de 2 000 dinars à plus de 8 000 dinars. De plus, il n’est disponible qu’en de rares endroits.
L’augmentation vertigineuse du prix de l’extincteur est intervenue dans le sillage de la campagne des services de sécurité, gendarmerie et police, autour de l’obligation faite aux automobilistes de s’en équiper, à défaut de quoi ils s’exposent à une forte amende.
Fort de ce constat de cherté de cet équipement, l’élu à l’Assemblée populaire nationale (APN) s’est résolu à interpeller, dimanche 27 septembre 2026, à travers une question écrite, le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud. Le député demande au représentant de l’exécutif de surseoir à l’application de la sanction, jusqu’à garantir la disponibilité de l’équipement avec les caractéristiques requises.
Des extincteurs aux pneus, la même galère
La balle est dans le camp de Saïd Sayoud, qui doit trouver une solution au problème que posent les automobilistes, à savoir comment se soumettre à l’obligation de s’équiper d’un extincteur quand celui-ci est introuvable sur le marché ou cédé à des prix exorbitants.
La pénurie des extincteurs s’ajoute à celle, déjà fort contraignante, des pneus. Depuis plusieurs mois, les automobilistes suent pour se fournir en pneumatiques. L’État, importateur exclusif du produit via Naftal, ne parvient toujours pas à satisfaire la demande.
Pour s’équiper de pneus importés à un prix raisonnable, l’automobiliste doit prendre son mal en patience. Non seulement ce dernier doit impérativement passer commande via une plateforme numérique, E-MAHATA-NAFTAL, mais il n’a droit qu’à deux pneus tous les six mois.
Depuis la réduction des importations de pièces détachées, les automobilistes galèrent pour entretenir leurs véhicules. La situation dure depuis plusieurs mois et les solutions tardent à venir.