Le président du Conseil des ministres italien, Mario Draghli, en visite en Algérie ce lundi 10 avril 2022, retournera dans son pays bien rasséréné d’avoir conclu une bonne affaire : la signature d’un nouvel accord gazier entre le groupe algérien Sonatrach et le groupe énergétique Italien ENI.
L’accord en question porte sur l’augmentation des exportations algériennes en gaz vers l’Italie qui a grand besoin de compenser la réduction de ses importations en gaz russe, suite à la guerre en Ukraine.
Le ministre italien, qui a fait part de cet accord, au sortir de l’audience que lui a accordée le président Tebboune, n’a pas précisé le volume de gaz que son pays compte acheter à l’Algérie. « Après la crise en Ukraine, l’Italie s’est rapidement organisée pour réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe », s’est contenté de souligner.
Dimanche, la chaine de télévision Al Arabia a cru savoir que les Italiens ont négocié une augmentation de 50% des exportations algériennes de gaz vers leurs pays. Les italiens se sont intéressés à la conclusion de l’accord immédiatement après l’éclatement de la guerre russo-ukrainienne.
Le terrain, au plan politique, a été préparé par le ministre des affaires étrangères italiens Luigi Di Miao à la faveur de dernière visite à Alger. Suite à cela, une délégation de hauts responsables de l’ENI a débarqué dans la capitale algérienne pour discuter des termes de l’accord signé ce lundi 10 avril.
Avant la crise en Ukraine, l’Italie achetait à la Russie 40% de sa consommation en Gaz. En application des sanctions européenne contre la Russie, l’Italie a réduit le volume de ses importations de gaz Russe.