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Israël bombarde les abords de trois hôpitaux à Ghaza


Les forces d’occupation israéliennes ont mené une nouvelle attaque meurtrière cet après-midi contre des civils palestiniens, en ciblant l’entrée principale du complexe médical d’El-Shifa à l’ouest de la ville de Ghaza. Cette attaque a entraîné la perte de nombreuses vies et a blessé de nombreuses personnes. Les environs de deux autres hôpitaux (El-Quds et l’hôpital indonésien) ainsi qu’un convoi d’ambulances transférant les blessés vers le sud de l’enclave ont été ciblés.

Selon les informations de l’agence palestinienne Wafa, les avions de combat israéliens ont bombardé l’entrée principale du complexe médical d’El-Shifa ainsi qu’une ambulance sur place. Cette attaque a coûté la vie à de nombreux Palestiniens, parmi lesquels des patients, des membres de leurs familles, des équipes médicales, ainsi que des personnes déplacées cherchant refuge à l’hôpital après la destruction de leurs foyers, cherchant un endroit sûr pour se réfugier.

Le fait est  qu’au-delà du personnel médical et des blessés, plus de 40 000 personnes déplacées se trouvent actuellement dans le complexe médical d’El-Shifa. Des vidéos  de la scène ont montré de nombreux corps de victimes et de blessés gisant au sol, tandis que des civils et des équipes d’ambulanciers s’efforçaient de transporter les blessés vers l’hôpital.

En parallèle à l’attaque sur le complexe médical d’El-Shifa, les forces israéliennes ont visé un convoi d’ambulances transportant des blessés en route vers le terminal de Rafah, dans le sud de la bande de Ghaza. Ce convoi avait pour but de transférer les blessés vers des hôpitaux en Égypte pour recevoir des soins médicaux, selon les informations de la chaîne Al Jazeera. Malgré les demandes de l’hôpital de Ghaza et des accords de coordination avec des organisations internationales pour garantir la sécurité du convoi, il a été délibérément pris pour cible, en totale violation du droit international qui exige la protection des hôpitaux, du personnel médical et des ambulances même en temps de conflit. Le directeur de l’hôpital a souligné que les ambulances ont été visées par trois frappes aériennes dont la dernière a eu lieu devant le portail de l’hôpital.

En outre, l’aviation israélienne a également attaqué les environs de l’hôpital El-Quds, situé dans la région de Tal Al-Hawa, au sud-ouest de Ghaza, ainsi que les alentours de l’hôpital indonésien à Beit Lahia, dans le nord de la bande de Ghaza.

En somme, et en plus du massacre perpétré dans l’hôpital baptiste El Maamadany,  les abords de  trois hôpitaux ont été visés par les forces israéliennes. Le directeur de l’hôpital El-Shifa a exprimé son choc face à cette attaque, soulignant que des dizaines de vies innocentes ont été perdues. Il a également mis en garde contre de potentielles attaques plus dévastatrices, soulignant que cibler ces hôpitaux constituerait une violation flagrante du droit international.

En plus des milliers de blessés, le complexe médical d’El-Shifa abrite quelque 40 000 personnes déplacées, un nombre en constante augmentation en raison des bombardements continus. Les Palestiniens qui avaient fui l’école Abou Assi, près du camp de la plage, se sont également réfugiés là-bas. L’hôpital est désormais extrêmement surchargé, ne laissant aucun espace disponible. Tout autre bombardement sur cet hôpital aurait des conséquences catastrophiques, a mis en garde le directeur de l’hôpital dans une déclaration à El Jazeera. Selon lui, les efforts d’évacuation des blessés ont été délibérément attaqués, mettant en péril la capacité de l’hôpital à continuer à fournir des soins médicaux.

Cela fait des jours que le gouvernement israélien mène une propagande selon laquelle le «  centre de commandement du Hamas » se cacherait sous le complexe hospitalier d’El Shifa. Le porte-parole de l’armée israélienne, Daniel Hagari, n’a pas exclu la possibilité d’une frappe contre l’hôpital El-Shifa à Ghaza. Aucune voix sensée ne s’est élevée contre ces propos, alors que les hôpitaux – comme les écoles- sont censées être des lieux sûrs et protégés par le droit international.