Le premier ministre italien, Mario Draghi, a remis, ce jeudi 21 juillet, sa démission au président Sergio Mattarella. Mario Draghi n’a pas renoncé à ses fonctions de bon cœur.
C’est autrement la mort dans l’âme qu’il a remis le tablier, lui, qui, quelques jours auparavant, était venu en Algérie conclure une série de contrats commerciaux et signer des mémorandums d’entente, signe de l’excellence de la relation entre l’Algérie et l’Italie.
Le premier ministre italien a été contraint à la démission après l’éclatement de sa coalition politique. La veille de la remise de sa démission au président italien, Mario Draghi a assisté, impuissant, à l’implosion de la coalition d’unité nationale, perdant du coup le soutien du parlement.
Les partis Forza Italia, de Silvio Berlusconi, la Ligue, la formation d’extrême droite de Matteo Salvini et le Mouvement 5 Étoiles (M5S) ont refusé de prendre part au vote de confiance sollicité par Draghi auprès du Sénat.
Sa démission, ainsi que de celle de son gouvernement, ont été acceptée par le président Mattarella. Le premier ministre est toutefois chargé d’expédier les affaires courantes jusqu’à la nomination d’un nouveau premier ministre.
La démission du gouvernement Draghi plonge l’Italie dans une nouvelle crise politique. Des élections législatives anticipées seront convoquées pour l’automne prochain, pour septembre ou octobre. Car la démission de Draghi va entrainer la dissolution du Parlement.
Nommé à la tête du gouvernement en février 2021, Mario Draghi avait déjà présenté sa démission le 14 juillet dernier mais qui a été refusée. Et le sursis n’aura donc duré qu’une petite semaine.