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La France marche contre Marine Le Pen


La percée électorale de l’extrême droite est appréhendée comme une menace sérieuse par la société civile française. Arrivée deuxième derrière Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle française le 10 avril dernier, Marine le Pen, la candidate du Rassemblement national n’a jamais été aussi près de prendre le pouvoir.

Les Français en ont conscience et leurs craintes de voir l’extrême droite s’établir au palais de l’Elysée le 24 avril 2022 n’ont jamais été aussi grandes. D’où ce front qui s’est constitué pour barrer la route à Marine Le Pen, soutenue, dans pour cette seconde manche de la compétition électorale, par le sulfureux Eric Zemmour.

En effet, dans les principales villes de France des manifestations ont été organisées ce samedi 16 avril, à l’appel d’une trentaine d’associations et de syndicats, à l’instar de SOS racisme, CGT, Syndicat des magistrats, Syndicat des journalistes (SNJ). La mobilisation de ce samedi 16 avril 2022 a lieu sous le slogan : « contre l’extrême droite et ses idées, pas de Marine Le Pen à l’Elysée ».

La candidate du Rassemblement national n’est évidemment pas restée indifférente à cette mobilisation active qui vise à l’empêcher d’accéder au pouvoir. « Je pense que les français trouvent ça désagréable de voir que leur choix est ainsi contesté dans la rue, par l’intermédiaire de manifestations », a-t-elle dénoncé depuis la région de l’Eure-et-Loir ou elle était en campagne.  Pour elle ces manifestations sont « profondément antidémocratiques ».

Les Français n’attendaient pas à ce qu’elle réagisse autrement, convaincus qu’avec elle au pouvoir s’en est fini des libertés démocratiques, notamment les libertés de la presse et de la pluralité syndicale. « La liberté de la presse et la diversité du syndicalisme français sont tous deux en danger quand l’extrême droite est proche du pouvoir », avertit le Syndicat national des journalistes français (SNJ). 

Mais l’avertissement suffit il à barrer la route à l’extrême droite ? Non assurément, pour qu’il advienne faudra t-il encore que les opposants à Marine Le Pen votent Emmanuel Macron dans une semaine. Ce vote ne va pas de soi, tant est que le président sortant ne s’est pas totalement assuré les faveurs électorales de la gauche dont il ne bénéficie que d’un soutien critique.