Après deux reports consécutifs, les 5 et 12 octobre derniers, le procès en appel du chercheur Raouf Farrah, du journaliste Mustapha Bendjama et de leurs coaccusés dans une affaire liée à la perception de financements étrangers et de publication de documents et d’informations classées secrets, s’est tenu ce jeudi 19 octobre 2023 à la Cour de Constantine.
A l’issue des débats, le procureur général a requis l’aggravation des peines pour les accusés condamnés en première instance, en l’occurrence Raouf Farrah, Mustapha Bendjama, Habes Mountada et Sebti Farrah, ainsi que l’annulation de la relaxe pour Sofiane Berkane. Le verdict dans ce procès en appel est programmé pour le 26 octobre 2023.
En grève de la faim depuis le 3 octobre dernier, le journaliste Mustapha Bendjama, fortement éprouvé par les conditions de sa détention et son refus de s’alimenter, a assisté au procès assis.
Il était tellement éprouvé physiquement qu’il ne pouvait se tenir debout devant le juge. Celui-ci n’a pas laissé les accusés plaider leur cause librement, leur coupant la parole à chaque fois pour les empêcher de développer leurs argumentaires.
Raouf Farrah, Mustapha Bendjama et Habes Mountada (ancien DRH d’Asfertrade) sont retournés en prison à la fin du procès.
Ils devront attendre encore une semaine avant de connaitre le sort qui leur est réservé. Sebti Farrah et Sofiane Berkane (ancien attaché de presse de la wilaya d’Annaba) sont rentrés chez eux la crampe au vente assurément au regard du réquisitoire du parquet.
En première instance, Raouf Farrah et Mustapha Bendjama ont été condamné à une peine de 2 ans de prison ferme chacun.
Une peine assortie d’une amende de 200 000 dinars. Habes Mountada a été condamnée à une peine de 18 mois ferme, alors Sebti Farrah (le père de Raouf) a été condamné à une année de prison avec sursis. Sofiane Berkane a été, lui, relaxé.