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« Les Bombardements de Djabalia pourraient être des crimes de guerre », selon l’ONU


Les bombardements, deux jours durant, du campas de réfugiés palestiniens de Djabalia par l’armée israélienne, ont soulevé de nombreuses réactions de par le monde. L’Organisation des Nations Unies (ONU), impuissante devant les carnages commis à Ghaza, a estimé que les bombardements en question « pourraient être des crimes de guerre ».

Le camp de réfugiés de Djabalia, le plus peuplé de Palestine, a été bombardé intensément les mardi et mercredi derniers par l’aviation israélienne, causant la mort de 195 personnes, selon le dernier bilan établit par Hamas. Les frappes israéliennes ont fait également plusieurs dizaines de blessés.

Depuis le début de la guerre le 7 octobre dernier, le bilan des victimes palestiniennes a atteint les 9061 martyrs, selon le ministère de la santé du gouvernement Hamas. Un bilan que les bombardements et l’offensive terrestre de l’armée sioniste à Ghaza va alourdir davantage. La communauté internationale ne parvient pas-ou ne veut pas –à faire arrêter le massacre des populations civiles palestiniennes.

La situation à Ghaza est des plus préoccupantes. Une catastrophe sanitaire est à craindre sérieusement. Sur les 35 hôpitaux que compte la bande de Ghaza, 16, c’est-à-dire plus de la moitié,  ne sont plus opérationnels. Faute de carburant, le générateur de l’hôpital Al Shifa ne tardera pas à s’arrêter. La vie de plusieurs bébés et d’autres patients est menacée.

Au sud de Ghaza, la situation reste intenable. Les palestiniens qui ont fui les bombardements israéliens dans le nord de la bande survivent dans des conditions intenables. Les aides humanitaires qui leurs parviennent sont insuffisantes. Beaucoup de voix de par le monde appellent à augmenter le rythme de passage des convois depuis le terminal frontalier de Rafah, contrôlé par l’Egypte.

Le terminal a été ouvert, après qu’il est demeuré fermé plusieurs jours après le début de la guerre. L’Egypte compte aider à évacuer quelques 7000 ressortissants  et binationaux de Ghaza. Mercredi, 76  palestiniens, entre blessés et accompagnateurs,  et  quelques 300 étrangers et binationaux ont franchi le terminal de Rafah. Le calendrier des évacuations n’a cependant pas  été dévoilé.