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Tribunal d’Oran: Deux ans de prison requis contre le journaliste Saïd Boudour


Deux ans de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 dinars ont été requis mardi 27 octobre contre le journaliste Saïd Boudour et le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi devant le tribunal d’Oran, indique le Comité national pour la libération des détenus (CNLD).

Saïd Boudour, jugé par défaut, est poursuivi pour « outrage à corps constitué » et « diffamation » suite à des publications sur les réseaux sociaux.

Un autre volet de l’affaire est lié à une plainte déposée contre le lanceur d’alerte Noureddine Tounsi par le dénommé Cheikh Keliliche, un habitant d’Oran condamné plusieurs fois pour des délits de droit commun, escroquerie, coups et blessures volontaires etc. Cette plainte a valu à Saïd Boudour un troisième chef d’inculpation: « complicité de tentative de chantage ».

Interpellé le 6 octobre 2019, Saïd Boudour sera remis en liberté provisoire le 17 octobre par le juge d’instruction prés le tribunal d’Oran.

Le 29 octobre, le parquet fait appel et Saïd Boudour est placé sous mandat de dépôt sur ordonnance de la chambre d’accusation.

Par ailleurs, Noureddine Tounsi, qui fut à l’origine de révélations sur des malversations au sein de l’Entreprise portuaire d’Oran (EPO), est en prison depuis septembre dernier dans le cadre d’une autre affaire.

Selon le CNLD, le juge a refusé la demande des avocats pour  que Nourredine Tounsi soit jugé en présentiel dans l’affaire Saïd Boudour alors qu’il est incarcéré dans la juridiction de compétence du tribunal d’Oran.

Le verdict est attendu pour le 17 novembre prochain.