Trois semaines après le décès de Bilal Kheloufi, 30ans, dans un commissariat à Oran, un quadragénaire vient de rendre l’âme après son audition dans un commissariat à Sétif.
Dans un communiqué diffusé ce samedi 12 décembre, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a indiqué qu’un quadragénaire avait succombé au Centre hospitalo-universitaire (CHU) de Sétif après avoir été pris d’un malaise lors de son audition au commissariat.
La version de la police : « Le vendredi 11 décembre 2020 à 18h, les services de la BMPJ (Brigade mobile de la police judiciaire, Ndlr), ont interpellé au centre-ville de Sétif, le nommé (Z.Y), 48 ans, présumé auteur de trafic de stupéfiants et de psychotropes, en possession de comprimés psychotropes et un morceau de cannais traité, et ce, après avoir tenté de prendre la fuite en avalant un objet non déterminé. Dirigé au siège du service pour continuation d’enquête, lors de son audition, il a été victime d’un malaise et fut aussitôt évacué par la protection civile au CHU de Sétif, où il décéda après son admission. Le parquet compétent déterminera les causes du décès ».
Ce décès dans un commissariat à Sétif porte le nombre des morts entre les mains de la police cette année à au moins quatre.
En plus de Bilal Kheloufi à Oran, un jeune de 28 ans est mort d’une « balle en caoutchouc » dans la cité Sidi Amar, à El Hadjar ( Annaba ), lors de l’arrestation, le 20 mai 2020, d’un « repris de justice », soupçonné de « trafic de drogue », selon la version de la DGSN.
La quatrième victime a été le rappeur Bigi. De son vrai nom Abdelhadi Mousli, le jeune artiste est mort le 4 août dans un hôpital à Alger après 5 jours de coma. Il avait été arrêté le 29 juillet et emmené dans un commissariat à Kouba où il s’était « mortellement blessé ».