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Fatma Oussedik défend son livre et dit vouloir être éditée en Algérie


L’universitaire Fatma Oussedik a remercié la ministre de la Culture pour l’avoir reçue, évoquant un « échange de qualité » autour de son dernier ouvrage, dans un message publié après la polémique ayant entouré la sortie du livre.

Dans ce texte, la sociologue affirme avoir reçu de nombreux soutiens de collègues, d’étudiants et de citoyens, y compris des propositions pour faire éditer l’ouvrage à l’étranger. Elle dit les avoir refusées, affirmant avoir « toujours tenu » à être éditée en Algérie.

Fatma Oussedik insiste également sur son statut d’universitaire, assurant ne pas avoir « d’agenda politique » mais seulement des « agendas scientifiques », tout en reconnaissant avoir, comme tout individu, des convictions politiques.

Revenant sur les conditions de publication de son livre, elle affirme que les problèmes survenus sont indépendants de sa volonté. Selon elle, elle a découvert en même temps que le public que l’ISBN figurant sur les exemplaires destinés à la signature n’était pas conforme, que le dépôt légal n’avait pas été effectué, que le titre déposé était tronqué et que la séance de signature avait été annulée.

Une polémique née d’une vente-dédicace empêchée à Alger

L’universitaire dit aussi avoir constaté avec « regret et étonnement » la présence de l’ouvrage sur Amazon sans en avoir été informée au préalable.
Elle espère désormais que ces « problèmes techniques » seront résolus « dans un délai raisonnable », afin que son ouvrage soit disponible, « selon la loi », pour ses étudiants et ses lecteurs.

La polémique avait commencé le 18 avril, lorsque la vente-dédicace de Les identités rebelles, prévue à la librairie des Beaux-Arts à Alger, avait été empêchée par une intervention de la police. Des exemplaires du livre avaient été récupérés et des lecteurs invités à les restituer contre remboursement, sans explication officielle immédiate.

La séquence s’était ensuite prolongée par la fermeture administrative de la librairie pour un mois, avant que KOUKOU Éditions ne conteste les griefs liés au dépôt légal et à l’ISBN, évoquant une erreur matérielle corrigée sur un premier tirage et annonçant la régularisation de la situation ainsi que la réouverture de l’établissement.

Le livre n’est toujours pas en librairies.