Le parti Jil Jadid a dénoncé, dans une déclaration signée par son président Lakhdar Amokrane, des « dysfonctionnements administratifs systématiques » dans le processus de collecte et de validation des signatures en vue des prochaines élections législatives. Le parti voit dans ces pratiques une tentative de « fermer les portes de la participation politique aux compétences indépendantes ainsi qu’aux partis de l’opposition nationale ».
Selon Jil Jadid, vingt et un jours après la convocation du corps électoral, la procédure de validation des signatures s’est transformée en « obstacle bureaucratique complexe », au risque d’affaiblir la crédibilité du scrutin et d’accentuer l’abstention. Le parti estime que ces blocages alimentent la rupture entre les citoyens et la vie publique, alors que la participation électorale devrait être facilitée.
Jil Jadid cite quelques exemples. À Sétif, les annexes communales auraient été empêchées de valider les signatures, sans justification légale. À Meftah, dans la wilaya de Blida, le secrétaire général par intérim refuserait d’engager la procédure au motif de ne pas avoir reçu d’instructions. Dans cette même commune, le délégué de l’ANIE n’aurait été désigné que le 23 avril, soit avec vingt jours de retard. Le parti évoque également l’absence de coordinateurs de l’ANIE dans certaines circonscriptions électorales à l’étranger.
Pour Jil Jadid, ces faits traduisent une « paralysie administrative » dans laquelle les instructions prennent le pas sur le respect de la loi. Le parti appelle les autorités du pays et l’ANIE à lever les obstacles qui entravent une participation politique libre et équitable. Il affirme qu’il continuera à suivre l’évolution de la situation et se réserve le droit de prendre les décisions appropriées concernant cette échéance électorale.