Chargement ...

La police sioniste réprime la procession funéraire de Shireen Abu Akleh


La procession funéraire de la journaliste palestinienne Shireen Abu Akleh, assassinée par l’armée israélienne, a été réprimée ce vendredi 13 mai par la police sioniste. Des Palestiniens l’accompagnant à sa dernière demeure ont subi des tirs lacrymogènes et la matraque de policiers israéliens déchaînés. Et ce, dès sa sortie de l’hôpital Saint-Joseph de Jérusalem et au long se son passage vers le cimetière de Sion.

Ceux qui portaient le cercueil à sa sortie de l’hôpital ont eu droit à la matraque. Par la suite, des policiers à cheval se sont emparés du corbillard de Shireen, repoussant les Palestiniens qui jetaient des fleurs sur son passage. Durant un moment de cette marche solennelle, Shireen s’était retrouvée seule avec ses tueurs israéliens.

Assassinée mercredi 11 mai 2022 par un sniper israélien à Jénine où elle couvrait une opération de l’armée d’occupation, Shireen Abu Akleh était l’une des premières correspondantes d’Al Jazeera. Titulaire d’une licence en journalisme et médias de l’Université jordanienne de Yarmouk, elle avait rejoint Al Jazeera en 1997.

Jeudi 12 mai, Shireen a eu droit à des hommages nationaux à la Présidence palestinienne à Ramallah, dans le centre de Cisjordanie, où le Président Mahmoud Abbas avait officié aux funérailles. Des milliers de Palestiniens se sont en effet alignés sur le passage du cortège de la défunte allant de l’hôpital de Ramallah à la Présidence, condamnant son assassinat.

La procession de ce vendredi 13 mai à Jérusalem-Est occupé vers le cimetière de Sion où elle devait être inhumée aux côtés de ses parents après des prières à l’église catholique romaine de Bab Al-Khalil, a été perturbée par la police sioniste. Les uniformes israéliens demandaient aux gens s’ils étaient chrétiens ou musulmans, signifiant à ces derniers qu’ils n’étaient pas autorisés y prendre part.