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L’Algérie ambitionne d’exporter son électricité vers l’Europe


L’Algérie souhaite se positionner comme un acteur potentiel dans l’exportation d’électricité. Un projet de câble sous-marin reliant l’Algérie à l’Italie pour l’exportation d’électricité est en cours d’étude,  selon le PDG du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi. La compagnie nationale d’hydrocarbures a ouvert des discussions avec des partenaires espagnols pour lancer un projet similaire vers l’Espagne.

Le PDG du groupe Sonatrach, Rachid Hachichi, a ainsi souligné, dans une interview accordée à la Télévision algérienne, que l’Algérie enregistre un excédent  de production d’électricité durant dix mois de l’année, avec une capacité excédentaire de 10 gigawatts sur une production totale de près de 25 gigawatts. Cet excédent, selon lui, pourrait être aisément exporté, renforçant ainsi le rôle de l’Algérie comme fournisseur énergétique pour l’Europe.

«Sonatrach a récemment entamé des discussions avec des opérateurs espagnols en vue de la réalisation d’un câble sous-marin pour l’exportation de l’électricité vers l’Espagne. La compagnie nationale est prête à étudier ce projet, et des réunions avec la partie espagnole sont prévues pour discuter de sa concrétisation», a affirmé Rachid Hachichi lors d’un entretien avec la Télévision algérienne.

Concernant le projet de câble électrique vers l’Italie, une étude de faisabilité sera prochainement lancée en collaboration avec Sonatrach, Sonelgaz et la compagnie italienne ENI, avec pour objectif de concrétiser ce projet dans les plus brefs délais. Hachichi estime que ces initiatives positionneront l’Algérie comme «la batterie de l’Europe», soulignant que le pays dispose des ressources naturelles, climatiques et des compétences humaines nécessaires pour le développement des énergies renouvelables et l’exportation d’énergie verte.

Aussi un mémorandum d’entente sera signé en septembre prochain avec des entreprises italienne, autrichienne et allemande pour lancer une étude de faisabilité du projet de corridor SoutH2, visant l’exportation d’hydrogène vert vers l’Europe via la Tunisie et l’Italie.

En parallèle, Sonatrach continue de renforcer ses capacités de production et d’exportation de gaz et de pétrole. En 2024, l’entreprise ouvrira, selon la même source, de nouveaux marchés d’exportation en Europe, en Amérique et en Asie. Cette année, Sonatrach a déjà signé 16 contrats internationaux pour l’exportation du pétrole algérien, notamment vers la côte ouest américaine, l’Inde et le Brésil. Le PDG a également mentionné une forte demande pour le gaz algérien malgré une conjoncture géopolitique complexe, avec des exportations réalisées vers des pays comme l’Allemagne, la République tchèque et la Croatie.

Sur le plan des découvertes, l’Algérie a enregistré quatorze nouvelles découvertes de pétrole et de gaz depuis le début de l’année. Ce chiffre devrait augmenter d’ici la fin de l’année, grâce à la poursuite des travaux d’exploration.

Enfin, le projet de raffinerie de Hassi Messaoud, qui avait pris du retard, sera relancé dans les prochains jours et devrait permettre de traiter 5 millions de tonnes de brut par an. Actuellement, l’Algérie dispose de six raffineries avec une production totale de 10 millions de tonnes par an, correspondant à la consommation locale.