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Le ministère de l’Agriculture mobilise les « fermes pilotes » pour stabiliser les prix des viandes


Dans le but de faire face à la flambée des prix du marché des viandes blanches et rouges, le ministère de l’Agriculture et du Développement rural  a annoncé la signature d’une convention-cadre de partenariat avec plusieurs acteurs du secteur. L’accord, dévoilé dans un communiqué, associe la Société de développement des cultures agricoles stratégiques (DCAS), la Caisse nationale de mutualité agricole (CNMA), et le groupe industriel agro-logistique Agrolog.

Face aux fluctuations cycliques des prix, qui se traduisent actuellement par des hausses des prix du poulet et des œufs, cette démarche s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à réguler l’approvisionnement en viandes. Parmi les objectifs de cette convention figure la production de 10 000 tonnes de viande blanche et la constitution d’un cheptel de 50 000 têtes ovines, en mobilisant les infrastructures agricoles existantes.

Le ministre de l’Agriculture, Youcef Cherfa, a souligné l’importance de valoriser les anciennes fermes pilotes, jusque-là sous-utilisées, pour accroître la production nationale. « Nous disposons d’infrastructures qui peuvent être rentabilisées de manière optimale pour constituer des stocks de viandes rouge et blanche, afin de répondre aux pics de demande », a-t-il déclaré.

L’Office national des aliments du bétail (ONAB) et la Société algérienne des viandes rouges (Alviar) bénéficieront de ces structures d’élevage pour atteindre les objectifs fixés. Les partenaires s’engagent également à respecter les normes sanitaires et de qualité, en fournissant les intrants nécessaires, tels que les poussins et les aliments.

La constitution de stocks stratégiques est, selon le ministère de l’Agriculture, une priorité pour approvisionner le marché durant des périodes de forte demande, notamment le mois de Ramadhan et la fête de l’Aïd El-Adha, tout en maintenant des prix abordables. La CNMA assurera, pour sa part, la couverture des risques liés à ces activités à travers un accompagnement technique et un suivi rigoureux.

« En plus de valoriser les infrastructures disponibles au sein des unités de production agricole, les partenaires s’engagent, dans le cadre de cette convention, à fournir les intrants nécessaires (poussins, aliments…) et à respecter les normes relatives aux bâtiments d’élevage de volailles et de bétail, ainsi que les normes sanitaires et la qualité des produits », peut-on lire dans le communiqué du ministère de l’Agriculture.

Reste à voir si ces mesures parviendront à endiguer la hausse des prix, particulièrement pour la viande blanche, qui a augmenté de 9,7 % entre juin et juillet 2024, selon les dernières données de l’Office national des statistiques (ONS). Le défi demeure de taille pour préserver le pouvoir d’achat des petites et moyennes bourses durement touchées par la fièvre inflationniste.