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Présidentielle : Louisa Hanoune explique son retrait en évoquant des «pressions» et parle de «blocus»


La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a affirmé, le samedi 20 juillet, que son parti «a été exclu de la course à l’élection présidentielle» et que des élus «ont subi des pressions pour ne pas (nous) accorder leurs parrainages»  

S’exprimant à l’occasion de la tenue d’une session extraordinaire du comité central du parti, Louisa Hannoune a précisé que cette «exclusion» s’est faite de manière «préméditée», faisant part de «menace et au chantage exécrées contre des élus indépendants» . donnant lecture du rapport d’ouverture de la session extraordinaire du comité central, la SG du PT a révélé «l’échec total du dispositif numérisé d’Intranet appliqué de façon chaotique dans les APC, aggravé par l’absence de moyens humains et matériels, combiné avec des défaillances répétitives dans la plate-forme numérique de l’ANIE au niveau du fichier électoral ».

Louisa Hanoune a, aussi, indiqué que, outre les élus du parti, quelque 850 élus indépendants issus de 51 wilayas avaient pris l’engagement fermé pour accorder leurs parrainages au PT. Chose qui n’a pu être mené à bout en raison de «consignes émises aussi bien au niveau central que local» et d’une volonté de «placer le PT sous blocus», a-t-elle déclaré.  

«Des élus se sont rétractés, expliquant après coup, pour ceux qui ont eu le courage de s’exprimer, qu’ils avaient subi des pressions (…) Plusieurs indices, dès le début de la collecte des parrainages des électeurs, établissant clairement l’existence d’une opposition, dont nous ignorons l’origine, à notre participation aux présidentielles du 7 septembre»,a-t-elle accusé.

Rappelons que Louisa Hanoune a annoncé le 13 juillet le retrait de sa candidature à l’élection présidentielle du 7 septembre.Cette décision avait été prise lors d’une réunion extraordinaire du bureau politique du parti, alors que sa secrétaire générale avait déjà exprimé des réserves sur le processus de légalisation des souscriptions et déposé de nombreuses requêtes auprès de l’Autorité nationale des élections (ANIE).