La présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), Saïda Neghza, annoncera, le lundi 10 juin, sa candidature à l’élection présidentielle anticipée du 7 septembre.
Dans une lettre d’invitation adressée aux médias, ce dimanche 9 juin, Neghza a annoncé avoir pris la décision de prendre part au futur scrutin présidentiel.
L’annonce officielle de sa candidature aura lieu ce lundi à 16 h, à Dély Ibrahim, à l’ouest d’Alger. Saïda Neghza a, pour rappel, fait largement parler d’elle en septembre 2023 lorsqu’elle avait rendu publique une lettre ouverte adressée au président Tebboune.
Dans cette lettre, la responsable de la CGEA avait fait état de « plaintes » de la part d’hommes d’affaires relatives à des amendes qui leur ont été infligées par un comité interministériel « sans même avoir le droit d’accéder à leurs dossiers ».
Des entreprises sommées de payer de lourdes amendes
Selon des documents obtenus par Twala, des opérateurs économiques ont en effet été sommés de payer des montants représentant 50 % du corps du délit comme règlement d’affaires d’infractions de change.
Twala avait alors cité le cas d’une entreprise d’importation sommée de payer une amende de 2,9 milliards de dinars le 31 juillet dernier.
Le document adressé à cette société ne contient aucun « attendu », ne permet aucunement à la partie concernée de prendre connaissance des éléments tangibles ayant permis d’arrêter le montant de l’amende et n’explicite aucune des voies de recours que la société pourrait suivre.
« Au total, ce sont 26 grandes entreprises qui ont été convoquées au niveau central dans des cas similaires, alors que ce sont des sociétés qui relèvent de la compétence de la Direction des grandes entreprises (DGE). »
Le précédent des infractions de change
Concrètement, l’auteur d’une infraction de change encourt une peine d’emprisonnement de deux à sept ans, en plus du paiement d’une amende qui ne saurait être inférieure au double de la somme sur laquelle a porté l’infraction ou la tentative d’infraction, nonobstant, selon la réglementation en vigueur, consultable sur le site de la Direction générale des douanes.
Le contrevenant peut également être déclaré, pour une durée n’excédant pas cinq ans à compter de la date à laquelle la décision de justice est devenue définitive, incapable, entre autres, d’effectuer des opérations de commerce extérieur.