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Saïda Neghza introduit une demande de liberté provisoire pour raisons de santé


Saïda Neghza, ancienne présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA) et ex-candidate à la dernière élection présidentielle, incarcérée depuis le 9 juillet 2025, a saisi la justice d’une demande de mise en liberté provisoire, invoquant la dégradation de son état de santé. Une audience est programmée ce mardi devant la Cour d’Alger pour examiner une demande de libération provisoire, motivée par l’état de santé de l’intéressée, détenue depuis plusieurs mois à l’établissement pénitentiaire de Kolea.

Le tribunal avait condamné en appel Saïda Neghza, ainsi que plusieurs co-prévenus, à une peine de quatre an ferme et à une amende (la première condamnation était de dix ans ferme), dans le cadre d’une affaire liée à des pratiques jugées illégales lors de la collecte de signatures pour l’élection présidentielle de 2024. Ces condamnations font toujours l’objet d’un pourvoi en cassation devant la Cour suprême.

Le dossier revient devant la dixième chambre pénale, qui avait rendu la dernière décision, et le débat se concentre désormais sur la détérioration de l’état de santé de Naghza. La défense argue que le maintien de sa détention constitue un danger immédiat pour son intégrité physique, en raison de besoins médicaux spécialisés que l’institution pénitentiaire ne peut assurer. Le dossier médical fourni à l’appui de la demande détaille plusieurs pathologies chroniques et complications sérieuses survenues depuis son incarcération, ainsi que des difficultés dans le suivi régulier de ses traitements, nécessitant récemment des soins hospitaliers.

Construction illégale

Parallèlement, Saïda Naghza demeure impliquée dans une autre procédure judiciaire portant sur des activités non autorisées et la construction de bâtiments sur des terrains appartenant à l’État sans fondement légal.

Malgré les décisions judiciaires antérieures, Naghza maintient sa position d’innocence. Elle a affirmé à plusieurs reprises que les accusations, notamment concernant l’achat de signatures pour la présidentielle, étaient infondées et dépourvues de tout élément probant, assurant que le dossier ne contient aucune preuve de culpabilité de sa part ou de celle de ses co-prévenus.