Jour après jour, le Festival de Cannes avance comme une mécanique de précision. Qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il fasse très beau, ou les trois dans la même heure, comme il arrive désormais sous ces climats déréglés, le programme suit son cours. Les limousines déposent des VIP, les smokings montent, les robes balaient les marches et les attachés de presse chronomètrent les confidences. Cannes demeure cette machine admirablement huilée qui regarde Venise, Berlin et Toronto depuis son balcon.