Chargement ...

Cannes 79, journal d’un envoyé spécial algérien : Ghaza, l’IA et la fin des vieux critiques, 2/8

À Cannes, le cinéma ne se joue plus seulement dans les salles, mais dans les machines qui fabriquent, classent et rendent visible. L’IA menace les métiers. Les algorithmes décident de ce qui devient viral ou non. Les influenceurs remplacent peu à peu les critiques comme courroies de transmission. Une autre bataille du cinéma commence.


Le Festival de Cannes 79 vu depuis un regard algérien, entre Ghaza, intelligence artificielle, tapis rouge, influenceurs cinéma et mutation de la critique.
Gustave Kervern pose pour les photographes lors du photocall de The Electric Kiss, au 79e Festival de Cannes, le 13 mai 2026. Une scène qui résume la nouvelle économie de la visibilité sur la Croisette. John Locher/Invision/AP

« Honte à Hollywood ! » a lancé le scénariste britannique Paul Laverty, membre du jury de la compétition officielle de cette 79e édition du Festival de Cannes. Devant les médias du monde entier, lors de la traditionnelle conférence de presse du jury, le scénariste attitré de Ken Loach a reproché aux patrons des studios américains d’avoir blacklisté Susan Sarandon, Javier Bardem ou Mark Ruffalo pour avoir dénoncé les massacres de populations civiles à Ghaza par l’armée israélienne.